LE MATIN
03 Août 2026
À 09:13
Investi lors de la convention nationale du
Parti des travailleurs (PT, gauche) organisée à
Sao Paulo,
Lula, 80 ans, briguera un quatrième mandat à la tête de la première économie d'
Amérique latine. En cas de victoire, il deviendrait le
président le plus âgé de l'histoire du
Brésil à exercer cette fonction.
Le Maroc et le Brésil possèdent tous les atouts pour faire de leurs relations un modèle de coopération : une confiance politique solide, une complémentarité économique naturelle et une vision commune d’une coopération Sud–Sud ambitieuse, affirme l’ambassadeur de la République fédérative du Brésil au Maroc, Alexandre Guido Lopes Parola. Dans un entretien accordé au «Matin», le diplomate brésilien évoque aussi le dossier du Sahara, soulignant à cet égard que Brasilia «a confiance que la résolution 2797/2025 permettra des avancées concrètes vers le règlement de la question» et qu’elle est «prête à soutenir une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, sous les auspices des Nations unies». Par ailleurs, M. l’ambassadeur estime que les deux pays doivent œuvrer davantage afin «de renforcer les liens entre nos sociétés et de favoriser une meilleure connaissance mutuelle». Car tout en reconnaissant que le football demeure un vecteur puissant de visibilité pour le Brésil, pour lui, «il ne reflète qu’une partie de notre richesse culturelle».
Devant plusieurs milliers de militants, Lula s'est dit "en pleine forme" et a assuré que son bilan lui permettait de solliciter un nouveau mandat. "Ce qui motive un gouvernement à gagner une
élection, c'est que son héritage mérite confiance et respect. Celui qui a agi peut promettre davantage. Celui qui n'a rien fait n'a rien à promettre", a-t-il déclaré dans un discours de plus d'une heure.
Le président du PT,
Edinho Silva, a estimé pour sa part que le scrutin d'octobre dépasserait le cadre national, affirmant qu'il aura des répercussions sur l'Amérique latine et qu'il permettra de défendre la souveraineté du Brésil face à toute forme "d'interventionnisme".
Lula, revenu en 2023 au pouvoir après deux premiers mandats (2003-2010), doit affronter lors du scrutin le sénateur
Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président de droite
Jair Bolsonaro (2019-2022), détenu pour tentative de coup d'Etat.
Il fera de nouveau équipe avec le vice-président Geraldo Alckmin (PSB), reconduisant le tandem victorieux de l'élection de 2022.
Selon un récent sondage de l'
institut Datafolha, le président sortant recueillerait 48% d'intentions de vote au second tour, contre 43% pour son adversaire.