LE MATIN
08 Octobre 2026
À 09:37
Cet appel à la grève intervient le jour du décès, à l’âge de 87 ans, de
Maricarmen Abascal, la retraitée madrilène dont l’expulsion avait déclenché une vague de manifestations de grande ampleur contre la crise du
logement en
Espagne, avant de contribuer à placer cette question au cœur du débat politique à l’approche des élections anticipées.
Les
syndicats UGT et
CCOO ont appelé la population à "se mobiliser pour de meilleurs salaires, pour un logement décent et pour des mesures de contrôle des prix face à une
inflation qui mine le pouvoir d’achat".
La
grève "est la réponse à l’insatiable avidité immobilière qui spécule sur l’un des principaux droits de la population, rendant l’accès à un logement décent pratiquement impossible", ont-ils déclaré dans un communiqué. Ils ont également dénoncé "une politique favorable aux entreprises qui profitent de la croissance économique du pays pour accroître leur richesse grâce à d’énormes bénéfices réalisés au détriment des travailleurs".
Les principaux syndicats de locataires font pression depuis plusieurs semaines sur la classe politique espagnole pour obtenir une réforme du marché du logement, devenu inaccessible pour une partie croissante de la population, notamment les
jeunes et les
personnes âgées.
L’
Union des locataires de Madrid a estimé que le cas de Maricarmen Abascal, dont l’expulsion avait déclenché les mobilisations ayant précédé la convocation des
élections, constituait "un tournant dans l’histoire de ce pays".
Mardi, le président du gouvernement de
Pedro Sánchez a présenté deux nouveaux décrets consacrés au logement, similaires à ceux qui avaient été rejetés précédemment, mais dont l’adoption pourrait être facilitée grâce à leur examen par la Députation permanente du
Parlement.