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La France annonce des mesures pour la sécurisation des données après plusieurs cyberattaques

Le gouvernement français a annoncé, mardi, un renforcement immédiat et durable des dispositifs de cybersécurité de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), après trois cyberattaques ayant entraîné plusieurs fuites de données, dont certaines fiscales, cadastrales et liées aux successions.

19 Août 2026 À 09:32

La première fuite concerne au moins 678.000 particuliers et professionnels, dont quelque 350.000 contribuables, avec le vol de données fiscales. Une deuxième cyberattaque a, par ailleurs, permis de subtiliser des données cadastrales, tandis qu’une troisième fuite concerne des informations relatives aux successions.



Lors d’une conférence de presse consacrée à cette cyberattaque, le gouvernement a présenté le renforcement de la sécurité des systèmes de l’État comme une priorité, alors que plusieurs compromissions de données ont été recensées ces derniers mois.

Le ministre français chargé de la Fonction publique et de la Transformation de l’action publique, David Amiel, a affirmé lors de cette conférence de presse que "nos systèmes d’information comportent des faiblesses", annonçant un plan d’action articulé autour de plusieurs priorités, notamment la lutte contre la compromission des comptes des agents et le renforcement de leur formation en matière de cybersécurité.

La directrice générale de la DGFiP, Amélie Verdier, a indiqué de son côté que plus de 100 emplois étaient actuellement consacrés à la cybersécurité parmi les plus de 5.300 informaticiens de l’administration fiscale. Elle a annoncé l’accélération des projets de sécurisation des accès des agents, avec notamment la généralisation de l’authentification forte sur l’ensemble des accès. D’ici à la fin de l’année, tous les agents de la DGFiP seront également équipés de clés de sécurité USB (tokens) permettant de sécuriser la connexion à leurs comptes professionnels, a-t-elle dit.

Des mesures ont également été prises immédiatement après la découverte des intrusions, notamment la suppression de l’accès à certaines applications. Le portail permettant aux agents de consulter leurs courriels a également été rendu inaccessible à distance. Le gouvernement français entend par ailleurs renforcer la prévention contre les attaques reposant sur l’ingénierie sociale. Les campagnes internes de simulation d’hameçonnage seront ainsi intensifiées afin de tester la vigilance des agents, d’identifier les vulnérabilités et de réduire les risques liés au "phishing".

David Amiel a, en outre, souligné que l’essor rapide des capacités de l’intelligence artificielle accroissait les risques cyber. Il a ainsi demandé que l’administration puisse tester elle-même ses dispositifs au moyen d’outils d’intelligence artificielle placés sous contrôle, afin de mieux identifier et corriger ses vulnérabilités.

Les autorités françaises entendent aussi renforcer la prévention, considérée comme un axe majeur de la stratégie nationale de cybersécurité. Cette politique vise à améliorer la capacité de l’État à anticiper les attaques et à renforcer la résilience de ses infrastructures numériques.
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