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Férié mais travaillé ? Le 1er Mai au cœur d’une controverse en France

Le statut du 1er mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé en France, se retrouve au cœur d’un débat opposant gouvernement et organisations syndicales autour d’une éventuelle évolution de son régime.

Beautiful panoramic view of Paris from the roof of the Pantheon. View of the Eiffel Tower and flag of France.

13 Avril 2026 À 09:39

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À l’origine du débat, des initiatives législatives visant à élargir les dérogations obligeant certains secteurs à travailler lors de "la Fête du Travail".
Selon les médias, les organisations syndicales redoutent une remise en cause progressive du caractère chômé du 1er Mai et appellent le gouvernement à ne pas revenir sur cet acquis.
De son côté, le gouvernement insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de supprimer le caractère férié et chômé du 1er Mai, mais d’adapter le dispositif à certaines réalités économiques, notamment dans des secteurs où l’activité ne peut être totalement interrompue. Il met en avant la nécessité de concilier attractivité économique, continuité de certains services et volontariat des salariés, tout en garantissant des compensations renforcées pour ceux amenés à travailler.
A cet effet, il a engagé des consultations avec les partenaires sociaux afin de tenter de trouver un équilibre entre impératifs économiques et préservation d’un acquis social emblématique et confié à une commission mixte paritaire composée de députés et de sénateurs l’examen d’un texte de loi sur cette question à adopter avant la fin du mois d’avril.
Si la Fête du Travail demeure en principe chômée et payée en France, des dérogations existent pour certains secteurs dont l’activité ne peut être interrompue. Sont notamment concernés les métiers liés à la santé, aux transports, ainsi qu’aux services essentiels tels que l’énergie, l’eau, les télécommunications ou encore la sécurité, mais également les fleuristes et les boulangers.
Les discussions en cours portent sur un possible élargissement de ces exceptions à d’autres secteurs, notamment le commerce, dont les grandes surfaces et l’hôtellerie-restauration.
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