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Guerre au Moyen-Orient : le pétrole grimpe de plus de 5%

Les cours du pétrole s'envolent mardi, le marché estimant que la guerre pourrait durer plus longtemps qu'initialement anticipé, avec le détroit d'Ormuz impraticable et des infrastructures énergétiques ciblées.

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03 Mars 2026 À 09:50

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Vers 09H15 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5,45% à 81,98 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, gagnait 5,32 % à 75,02 dollars.



À l'ouverture du marché pétrolier lundi, le Brent s'était envolé de plus de 13%. "Bien que significatif", ce mouvement "reste inférieur aux variations extrêmes observées lors de la crise financière mondiale (de 2008), des turbulences liées au Covid ou encore de certains événements géopolitiques" comme la guerre en Ukraine, tempère Jim Reid.

Le prix du gaz flambe encore mardi, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence du gaz naturel sur le Vieux Continent, bondissant de 24,47% à 55,39 euros vers 09H10 GMT.

Les prix européens du gaz naturel se sont envolés après l'annonce lundi par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) dans la foulée des attaques iraniennes contre les installations de deux de ses principaux sites de traitement de gaz. Plus tôt, une des plus grandes raffineries d'Arabie saoudite a dû interrompre certaines opérations.
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