Saloua Islah
03 Mars 2026
À 11:03
Dans un bref entretien téléphonique accordé dimanche au média américain The New York Times,
Donald Trump a indiqué que l’offensive militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran pourrait durer
« quatre à cinq semaines » si la situation l’exige, tout en affirmant que l’opération progressait « très bien » et « plus vite que prévu ». Il a ajouté que les
forces américaines disposent de « quantités considérables de munitions » et de capacités logistiques déployées à travers le monde, leur permettant de soutenir l’effort militaire dans la durée.
Toutefois, il a reconnu que le conflit pourrait entraîner de
nouvelles pertes parmi
les soldats américains, en référence aux projections du Pentagone qui laissent entrevoir un bilan potentiellement plus élevé que les premières victimes déjà enregistrées.
Le locataire de la Maison-Blanche a affirmé que les
frappes conjointes américano-israéliennes avaient « affaibli de manière substantielle » l’Iran, évoquant notamment la destruction d’une partie significative de
la marine iranienne, comprenant plusieurs navires et le quartier général de la force navale, dans le cadre de l’offensive.
Interrogé sur la transition politique à Téhéran après
la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’une frappe aérienne, Trump a exposé plusieurs hypothèses sans en privilégier explicitement une seule. Il a assuré détenir
« trois très bons choix » quant aux personnalités susceptibles de diriger l’Iran, sans en révéler les noms, et a évoqué la possibilité que certaines composantes du pouvoir actuel puissent demeurer, à condition d’adopter une posture plus pragmatique vis-à-vis de Washington.
Dans le même entretien, il a suggéré que les forces d’élite iraniennes, notamment des membres des Gardiens de la révolution, pourraient remettre leurs armes à la population. Cette hypothèse contraste avec une autre perspective qu’il a avancée quelques instants plus tard, faisant référence à
l’exemple vénézuélien.Selon lui, le scénario qu’il qualifierait de « parfait » serait similaire à ce qui s’est produit au Venezuela lorsqu’une opération américaine a conduit à l’éviction du dirigeant tout en maintenant l’essentiel de l’appareil d’État en place. Il a laissé entendre qu’
un schéma comparable pourrait être appliqué à la situation iranienne, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.
Le président a également évoqué la possibilité d’une
levée des sanctions si les
nouvelles autorités iraniennes se montraient coopératives, mais s’est montré réservé quant au soutien explicitement apporté à une éventuelle mobilisation populaire contre le régime, estimant qu’il était « trop tôt » pour s’engager sur cette voie.
Au cours de cet échange d’environ six minutes, The New York Times rapporte que le président américain a, à plusieurs reprises, réaffirmé la détermination des États-Unis
à poursuivre les opérations militaires jusqu’à l’atteinte des objectifs fixés. Il a répété que l’offensive avait été menée « avec efficacité » et a insisté sur le fait que les forces engagées étaient « en avance sur le calendrier ».