LE MATIN
15 Juillet 2026
À 16:25
Dans un message publié à cette occasion, le Chef de l’État turc a placé la lutte contre le terrorisme au centre de son propos, appelant les partenaires internationaux d’Ankara à renforcer leur vigilance et leur coopération face aux organisations qui menacent, selon lui, la stabilité des États et le fonctionnement des institutions démocratiques.
Recep Tayyip Erdoğan est notamment revenu sur la tentative de putsch du 15 juillet 2016, attribuée par les autorités turques à l’Organisation terroriste güléniste, désignée par l’acronyme
FETÖ. Il a présenté cet épisode comme une attaque dirigée non seulement contre le gouvernement, mais aussi contre l’indépendance du pays, la souveraineté populaire et les institutions incarnant la volonté nationale.
Le Président turc a rappelé que le Palais présidentiel et la
Grande Assemblée nationale de Türkiye avaient été pris pour cible lors de cette nuit de violences. Il a également rendu hommage aux citoyens descendus dans les rues pour s’opposer aux putschistes, estimant que leur mobilisation avait constitué un exemple exceptionnel de résistance populaire en défense de la démocratie.
Ankara appelle à un front commun contre les organisations terroristes
Selon le dirigeant turc, la lutte engagée après le coup d’État avorté a conduit Ankara à mettre en œuvre des réformes structurelles destinées à empêcher toute nouvelle infiltration des institutions publiques par des organisations poursuivant des objectifs politiques par des moyens illégaux. Il a également mis en avant les opérations menées en Türkiye et à l’étranger contre plusieurs groupes qualifiés de terroristes par Ankara.
Recep Tayyip Erdoğan a toutefois affirmé que certains pays continuaient d’héberger des membres du FETÖ ou de lui apporter un soutien clandestin. Il a appelé la communauté internationale à ne pas instrumentaliser les principes de démocratie, de liberté ou de droits humains au profit d’organisations susceptibles de les détourner pour atteindre leurs objectifs.
Le Président turc a rappelé que 253 citoyens avaient perdu la vie lors de la tentative de coup d’État, soulignant que son pays attendait de ses partenaires un soutien plus ferme à son combat contre le terrorisme. Il a enfin estimé qu’aucune organisation terroriste ne devait bénéficier d’un traitement différencié en fonction des intérêts géopolitiques des États. Pour Ankara, seule une coopération internationale fondée sur la confiance, l’échange d’informations et le refus de toute complaisance peut permettre de répondre efficacement à une menace qui dépasse les frontières nationales.