LE MATIN
12 Octobre 2026
À 10:12
"Grâce à ces modèles, des
mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l'activité économique", a expliqué le jury dans un communiqué.
Au lieu de fonder ces modèles sur des
relations statistiques entre des
variables macroéconomiques telles que l'inflation, la production et la consommation, ils ont choisi de les construire sur des fondements microéconomiques.
Cette approche repose notamment sur la compréhension de la manière dont l'ensemble des
ménages et des
entreprises, par leurs actions individuelles, influencent
l'économie, selon le jury.
"Les travaux des lauréats nous ont fourni un fondement théorique solide pour les modèles aujourd'hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier", a salué
John Hassler, président du comité du prix en
sciences économiques.
"Grâce à ces modèles, nous sommes mieux armés pour faire face aux
chocs économiques, tels que les
crises énergétiques ou les changements soudains dans le niveau de
consommation des ménages", a-t-il ajouté.
L'an dernier, la récompense avait été décernée à
Joel Mokyr, Philippe Aghion et Peter Howitt pour leurs travaux sur l'impact de
l'innovation sur la
croissance économique.
Le millésime 2026 des
Nobel a récompensé l'Américain
Karl Deisseroth et aux Allemands
Peter Hegemann et Georg Nagel pour la
médecine.
Le
prix Nobel de physique a lui été décerné au Belge
Francis Halzen et celui de chimie au Français
Henri Kagan et au Japonais
Kenso Soai.
Enfin, la littérature a couronné la Canadienne
Anne Carson, et le plus attendu, de la paix, est allée à la juriste sud-africaine
Navi Pillay.
Le Nobel, qui est aussi assorti d'un diplôme et d'un chèque de 12 millions de couronnes suédoises (un peu plus d'un million d'euros) cette année, sera remis le 10 décembre.