Le
président américain a aussi exhorté l'
Iran à "devenir sérieux avant qu'il ne soit trop tard", sur son réseau
Truth Social. Lundi il avait repoussé de cinq jours l'ultimatum visant à frapper des installations énergétiques iraniennes.
Mais publiquement l'Iran nie discuter avec
Washington. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé à la télévision d'Etat que l'Iran n'avait "pas l'intention de négocier" mais de "continuer à résister".
Vers 12H20 GMT, le prix du
baril de Brent de la
mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 4,66% à 106,98 dollars. Son équivalent américain, le
baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,14% à 94,06 dollars.
En cas d'
invasion terrestre américaine,
Téhéran menace aussi d'ouvrir un "nouveau front" dans le
détroit de Bab el-Mandeb, un autre détroit clé pour le
trafic maritime car il est le passage depuis l'
Asie vers la
mer Rouge et le
canal de Suez, a averti mercredi une source militaire citée par l'
agence Tasnim.
Une perturbation du trafic maritime en mer Rouge "compliquerait la capacité de l'
Arabie saoudite à exporter du
pétrole via
Yanbu, dont le volume a atteint environ 4 millions de barils par jour", soit environ 40% de la production d'avant-guerre du pays, affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez
Global Risk Management.
Le port de Yanbu est en effet la principale voie de contournement pour les
barils de pétrole bloqués par la quasi-paralysie du
détroit d'Ormuz orchestrée par l'Iran pour faire pression sur les
États-Unis.
A mesure que la guerre se poursuit, le déficit d'offre par rapport à la demande devrait se faire ressentir plus fortement. Jusqu'à présent, "la réaction relativement modérée des prix a été possible parce que le marché est entré dans cette crise avec un système doté d'une importante réserve de sécurité. Mais cette réserve a disparu", alerte Paola Rodriguez-Masiu, analyste chez
Rystad Energy.
Et les seuls pays qui possédaient la capacité d'augmenter rapidement leur production de manière significative sont justement les
pays du Golfe qui ne peuvent désormais exporter qu'une fraction de leur production d'avant-guerre.
"Les
raffineurs européens vont bientôt en faire les frais, car ils devront faire face à une concurrence de plus en plus vive de la part des acheteurs asiatiques", prévient Mme Rodriguez-Masiu.