Vers 09H35 GMT, le prix du
baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, prenait 2,51% à 98,41 dollars.
Son équivalent américain, le
baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 2,63% à 96,23 dollars.
L'Iran et les
Etats-Unis s'accusent mutuellement de violer le
cessez-le-feu qui semble de plus en plus fragile.
Téhéran a lancé selon l'armée américaine plusieurs missiles vers des pays de la région - "tous ont raté leur cible", a assuré le commandement américain pour le
Moyen-Orient.
L'aéroport du Koweït a cependant été touché par des drones iraniens, faisant plusieurs blessés, a annoncé mercredi l'armée koweïtienne.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République d'Iran, ont rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis, disant avoir agi en représailles à deux attaques distinctes.
"Les derniers développements suggèrent que les
investisseurs ont peut-être été trop prompts à intégrer l'impact du protocole d'accord" évoqué par Washington en fin de semaine dernière, explique
Kathleen Brooks, analyste chez
XTB.
Ce dernier prévoyait une extension de 60 jours du cessez-le-feu et une ouverture du
détroit d'Ormuz, selon le média américain Axios.
Désormais, "il n'est pas clair si les discussions pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit sont en cours", estime Mme Brooks.
Donald Trump assure que le contact entre les deux parties n'est pas rompu, malgré des informations publiées lundi par l'agence de presse iranienne Tasnim indiquant que les discussions étaient suspendues à cause des attaques israéliennes au Liban.
L'Iran exige que la guerre au
Liban soit incluse dans les négociations, ce qui rend "la situation encore plus complexe", affirme
Tamas Varga, analyste chez
PVM.
Trump avait aussi affirmé lundi qu'
Israël et le
Hezbollah lui avaient promis l'apaisement. Mais les affrontements au Liban se sont poursuivis.
Des frappes israéliennes ont fait six morts mercredi près de la ville de
Tyr dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses raids, a affirmé une source médicale à l'AFP.
Résultat, "le marché va de plus en plus intégrer dans les prix l'anticipation d'une fermeture prolongée du
détroit d'Ormuz", anticipe
Arne Lohmann Rasmussen de
Global Risk Management.
Et si des signes de
pénuries de pétrole se profilent "la réaction du marché ne sera pas linéaire, mais se traduira par une forte
hausse des prix", alerte l'analyste.