AFP
16 Avril 2026
À 10:00
L'Iran a de son côté réaffirmé sa volonté de négocier, alors que le monde espère la prolongation du
cessez-le-feu de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril, et la sortie d'une guerre qui a fait des milliers de morts, principalement en
Iran et au
Liban, et secoue l'économie mondiale.
"Nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord", a déclaré mercredi la porte-parole de la
Maison Blanche,
Karoline Leavitt, tandis que le
Pakistan poursuit ses efforts de médiation après une première session de discussions à Islamabad, qui s'est conclue sans accord.
L'influent chef de l'armée pakistanaise
Asim Munir a notamment rencontré mercredi en Iran le chef de la diplomatie
Abbas Araghchi.
Et le Premier ministre pakistanais,
Muhammad Shehbaz Sharif, a rendu compte des efforts de son pays lors d'une rencontre en Arabie saoudite avec le prince héritier
Mohammed ben Salmane, dans le cadre d'une tournée qui doit également le mener au
Qatar et en
Turquie, a annoncé son cabinet jeudi.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a confirmé que "plusieurs messages avaient été échangés via le Pakistan" ces derniers jours.
Il a toutefois campé sur une exigence iranienne majeure: le droit du pays à un programme nucléaire civil, ouvrant seulement la porte à des débats sur
"le niveau et le type d'enrichissement" d'uranium.
Mais près de sept semaines après le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, les objectifs d'Israël et des Etats-Unis restent "identiques", a assuré le Premier ministre israélien,
Benjamin Netanyahu, citant notamment "l'abandon de la capacité d'enrichissement à l'intérieur de l'Iran".