Le trafic est suspendu à
l'aéroport du Koweït après une
"agression criminelle de l'Iran". L'
attaque aux drones a fait plusieurs blessés et des dégâts, ont indiqué les autorités.
Le
Koweït, qui abrite des bases américaines, avait été régulièrement touché par
l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine déclenchée le 28 février, comme la plupart de ses voisins du
Golfe.
Après le cessez-le-feu conclu le 8 avril entre les
Etats-Unis et
l'Iran, les affrontements ont quasiment cessé à quelques rares exceptions mais ont repris ces derniers jours, en particulier autour du
détroit d'Ormuz, stratégique voie maritime pour les
hydrocarbures verrouillée par Téhéran.
Cette nuit encore, l'Iran a lancé selon l'armée américaine plusieurs missiles vers des pays de la région - "tous ont raté leur cible", a assuré le
commandement américain pour le Moyen-Orient.
"Deux
missiles iraniens tirés vers le
Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre
Bahreïn ont été immédiatement interceptés", a précisé le Centcom.
Une autre attaque a visé des "marins civils" en mer, a indiqué la même source, sans préciser où.
L'armée américaine a mené en réponse des
"frappes de défense" sur l'île iranienne de
Qeshm, dans le
détroit d'Ormuz.
Les
Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République d'Iran, ont rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis, disant avoir agi en représailles à deux attaques distinctes.
Le premier incident concerne
"un pétrolier iranien", touché "par un
missile américain" près du
détroit d'Ormuz. L'Iran affirme avoir riposté en visant un navire, le
Panaya, lié à
Israël et aux
Etats-Unis selon les Gardiens.
Le deuxième incident concerne une frappe sur l'île iranienne de Qeshm, située dans le Golfe, visant une
tour de télécommunication. "En réponse à cette agression", Téhéran a attaqué un pays de la région, non mentionné, ainsi que le siège de la
Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn, d'après la même source.
Face à ces attaques, les
Emirats arabes unis ont appelé à une position unie du
Golfe.
Sur le plan diplomatique, le flou demeure: des médias iraniens assuraient lundi que
Téhéran avait suspendu les
pourparlers indirects avec les
Etats-Unis à cause de l'offensive israélienne au
Liban - Washington veut traiter les deux dossiers séparément mais Téhéran refuse. Mais
Donald Trump a démenti, assurant que les discussions se poursuivaient "sans interruption".
Un accord ne semble toutefois pas se rapprocher. Le président américain a, selon des informations de presse, durci ses demandes, insistant sur une reprise des négociations sur le nucléaire.
L'Iran veut lui traiter ce dossier plus tard. Et considère qu'un cessez-le-feu au Liban est une "condition essentielle" à tout accord. Les Gardiens iraniens ont menacé d'ouvrir "de nouveaux fronts" en représailles aux frappes de l'armée israélienne dans le pays, où elle avance comme jamais depuis près de 30 ans dans l'objectif affiché d'"éliminer" le Hezbollah soutenu par l'Iran.