30 Octobre 2026 À 15:00
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Saisie par l’administration américaine, la cour d’appel a accordé une suspension provisoire de l’injonction rendue en première instance. Cette dernière exigeait du Département d’État qu’il annonce le calendrier des inscriptions avant le 29 octobre, ouvre les candidatures au plus tard le 1ᵉʳ novembre pour une période de 30 jours et informe les personnes sélectionnées avant le 3 décembre. Ces échéances ne s’imposent donc plus à l’administration pendant l’examen de l’appel.
Pour justifier sa décision, la cour a estimé que Red Eagle Law, le cabinet d’avocats à l’origine du recours, avait peu de chances d’obtenir gain de cause. Selon les juges, l’intérêt économique du cabinet, qui pourrait représenter de futurs candidats, n’entre pas dans les objectifs protégés par la loi sur les visas de diversité. Celle-ci vise à encourager l’immigration en provenance de pays qui comptent peu d’immigrés aux États-Unis et ne prévoit pas de rôle particulier pour les cabinets juridiques.
Les juges précisent toutefois qu’ils « ne cautionnent pas l’échec du Département à ouvrir la période d’inscription ». Leur décision porte sur la capacité de Red Eagle Law à contester cette situation devant les tribunaux, et non sur la légalité de la décision de l’administration de ne pas lancer la loterie. L’appel sur le fond doit encore suivre son cours, selon un calendrier que le greffier de la cour doit établir.