Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent, ces attaques tranchent avec les déclarations récentes de l'administration de
Donald Trump qui disait vouloir privilégier la
pression économique contre
Téhéran.
Après l'annonce des
nouvelles frappes, les cours de l'or noir sont repartis en hausse, le
baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.
"Les
forces américaines ont frappé deux
lanceurs iraniens sur l'île de
Larak", située dans le stratégique
détroit d'Ormuz, a déclaré le porte-parole du Commandement militaire pour le Moyen-Orient (Centcom),
Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à l'AFP.
Ces attaques ont été lancées après que des "forces des Gardiens de la Révolution islamique ont été observées en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de
mines marines" à Ormuz, a-t-il indiqué.
L'attaque a fait deux morts et deux blessés, selon l'agence de presse iranienne Tasnim.
En représailles, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué, avec des missiles balistiques et des drones, des installations de
l'armée américaine sur deux bases aériennes en
Jordanie.
L'armée jordanienne a dit avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien, sans en préciser l'origine.
Téhéran a aussi indiqué avoir attaqué avec des drones une base aux
Emirats arabes unis "où des hélicoptères et troupes américains sont stationnés" et abattu un drone américain dans le
détroit d'Ormuz.
Les Emirats ont affirmé avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a "fermement condamné l'attaque hostile menée par l'Iran contre le pays à l'aide d'un drone qui a été intercepté par les systèmes de défense aérienne au-dessus des eaux territoriales. Il s'agit d'une escalade dangereuse".