LE MATIN
15 Juillet 2026
À 09:42
"L'ampleur et la vitesse avec lesquelles
Gemini (le modèle d'
IA de
Google) peut créer des
livres et concurrencer les
auteurs humains sont sans précédent", affirment-elles dans leur plainte.
Le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohammed Mehdi Bensaïd, a présidé, vendredi 3 avril à Rabat, une rencontre de communication consacrée à l’accès du secteur de la presse aux redevances de reprographie. En présence de la directrice du Bureau marocain des droits d’auteur et droits voisins (BMDAV), Dalal Mhamdi Alaoui, et de représentants des institutions de presse et des journalistes professionnels, cette rencontre a posé les jalons d’un dispositif novateur destiné à valoriser économiquement la production intellectuelle des journalistes, tant sur support papier que, à terme, numérique.
La plainte a été déposée à
New York par
Hachette Book Group,
Cengage Learning,
Elsevier, l'écrivain
Scott Turow et sa société d'édition
S.C.R.I.B.E. Ils accusent Google d'avoir "secrètement copié des millions d'oeuvres" confiées à sa
bibliothèque numérique,
Google Books, et à d'autres services pour des "usages limités", avant de les utiliser pour entraîner Gemini.
Ils estiment également que les contenus générés par Gemini concurrencent directement les auteurs des œuvres originales. "Gemini adapte même ses réponses pour imiter les éléments stylistiques et les choix créatifs d'auteurs précis", affirment-ils.
Les plaignants demandent au tribunal d'ordonner à Google de mettre fin à ces pratiques, ainsi que de leur verser des dommages et intérêts dont le montant n'est pas précisé. Cette nouvelle procédure s'inscrit dans une série de poursuites pour violation de droits d'auteur contre des entreprises de l'IA. Plusieurs éditeurs - dont Hachette, Cengage, Elsevier et Scott Turow - avaient déjà poursuivi
Meta en mai devant un tribunal new-yorkais pour des motifs similaires.
Anthropic, qui développe les modèles d'
IA Claude, avait pour sa part signé en septembre dernier un accord prévoyant le versement d'au moins 1,5 milliard de dollars à des auteurs et des éditeurs qui la poursuivaient pour avoir téléchargé illégalement des millions de livres.
Mais un juge avait toutefois estimé dans cette affaire que le fait d'alimenter un modèle d'
IA générative avec des œuvres en théorie protégées par le droit d'auteur ne constituait pas une infraction.