LE MATIN
21 Septembre 2026
À 15:31
Intervenant lors de cette rencontre organisée par le
Conseil de Coopération du Golfe (CCG), en marge de la 81e session de
l’Assemblée générale des Nations Unies,
Nasser Bourita a condamné en particulier les
actes criminels des
milices houthies qui ciblent
le Royaume d’Arabie Saoudite et des
attaques iraniennes ciblant la sécurité et la stabilité des
pays du CCG.
Il a également exprimé la condamnation du Royaume des
actes d’agression qui touchent la liberté de navigation dans les
passages maritimes dans le but d’exercer un chantage et de servir les intérêts d’autres parties.
M. Bourita a souligné le caractère de plus en plus urgent de la problématique des
groupes armés non étatiques, relevant que ces derniers ont évolué en acteurs sophistiqués capables d’exploiter les vulnérabilités nationales, de franchir les frontières et de connecter différents théâtres de conflit.
Il a notamment mis en avant l’ampleur de la menace en
Afrique, où près de 24.000 décès ont été liés, au cours des douze derniers mois, aux violences perpétrées par des
groupes armés.
Le ministre a également attiré l’attention sur la convergence croissante entre
groupes terroristes, mouvements séparatistes et réseaux criminels, ainsi que sur le phénomène de la
"guerre par procuration”, relevant que certains États recourent à des acteurs armés par procuration pour poursuivre des objectifs stratégiques, y compris en leur offrant un refuge en violation du
droit international et des principes consacrés par la
Charte des Nations Unies.
Face à ces évolutions, M. Bourita a appelé la communauté internationale à agir à un stade précoce et à approfondir la coopération contre le financement, les transferts d’armes, les trafics illicites et les soutiens extérieurs aux groupes armés.
Il a appelé, dans ce contexte, à renforcer l’obligation de rendre des comptes et combler les lacunes qui permettent à des proxies d’agir en toute impunité, ce qui engage la responsabilité juridique, politique et morale des pays parrains de ces groupes et qui profitent en premier de ses activités destructrices et déstabilisatrices.
En conclusion, le ministre a souligné que la responsabilité collective ne consiste pas uniquement à contenir ces acteurs, mais également à les empêcher de façonner les conflits futurs et à préserver, avec détermination, la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays ainsi que la sécurité et la dignité de leurs populations.