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Élections : comment va fonctionner le soutien financier aux candidats de moins de 35 ans

Le Conseil de gouvernement a adopté un projet de décret encadrant le soutien financier public destiné aux listes de candidats de moins de 35 ans aux élections législatives. Le dispositif vise à faciliter leur accès à la compétition électorale tout en garantissant la transparence des dépenses.

17 Avril 2026 À 15:15

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Le gouvernement précise les modalités de soutien à la participation politique des jeunes. Réuni jeudi 16 avril 2026, le Conseil de gouvernement a approuvé le projet de décret n°2.26.311 fixant les conditions d’octroi du financement public au profit des listes de candidats âgés de 35 ans au plus, dans le cadre des élections générales de la Chambre des représentants. Présenté par le ministre de l’Intérieur, ce texte s’inscrit dans le prolongement des dispositions de la loi organique relative à la Chambre des représentants, visant à renforcer la représentativité des jeunes au sein de l’institution législative.



Lors d’un point de presse, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a souligné que ce dispositif « s’inscrit dans la mise en œuvre de l’article 23 de la loi organique relative à la Chambre des représentants et vise à renforcer la représentativité des jeunes au sein de l’institution législative ».

Des conditions d’éligibilité encadrées

Le décret concerne les candidats de moins de 35 ans, qu’ils soient affiliés à des partis politiques ou indépendants, et s’applique aux circonscriptions locales et régionales. Il définit les modalités de demande et d’octroi de ce soutien financier public, destiné à contribuer au financement des campagnes électorales.

Dans un souci de traçabilité, les candidats concernés devront ouvrir un compte bancaire dédié à chaque liste, afin de permettre le suivi des ressources et des dépenses engagées durant la campagne. Ils seront également tenus de déposer leurs comptes de campagne auprès de la Cour des comptes, après certification par un expert-comptable, dans les délais légaux.

Un financement plafonné

Le texte prévoit un encadrement strict du soutien financier. Celui-ci ne pourra excéder 75 % du plafond légal des dépenses électorales, ni dépasser 75 % des dépenses effectivement engagées et validées par les instances de contrôle.

À travers ce dispositif, l’exécutif entend lever les obstacles financiers à l’entrée en politique pour les jeunes candidats. Comme l’a rappelé Mustapha Baitas, ce mécanisme vise aussi à « encourager leur participation active à la vie politique ». Ce décret marque ainsi une étape supplémentaire dans la volonté de favoriser le renouvellement de la classe politique et d’élargir l’accès des jeunes aux responsabilités électives.
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