Présentant les premières conclusions à la Chambre des représentants ce lundi, la ministre de la Transition énergétique Leïla Benali a indiqué que l’heure GMT+1 ne permet pas de confirmer les économies d’électricité attendues, notamment en hiver. Elle a annoncé la réévaluation de l’étude officielle, dans un contexte de contestation citoyenne persistante.
Saloua Islah
14 Avril 2026
À 19:00
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Intervenant à la Chambre des représentants ce lundi, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a ouvertement mis en doute l’un des principaux arguments ayant justifié l’adoption du GMT+1, à savoir la réduction de la consommation d’électricité. Selon elle, les premières données disponibles ne confirment pas cet effet, en particulier durant la période hivernale.
Dans son intervention, la ministre a insisté sur la complexité de l’évaluation des impacts de ce dispositif. Elle souligne que les comportements des citoyens, des consommateurs et des acteurs économiques évoluent, rendant les conclusions initiales en partie obsolètes. Cette dynamique, combinée à des transformations structurelles dans la gestion du système électrique, impose selon elle une actualisation approfondie de l’étude gouvernementale menée jusqu’ici.
Ces déclarations interviennent alors qu’une campagne nationaleen faveur du retour au GMT a recueilli plus de 300.000 signatures. À l’initiative de citoyens, elle traduit un mécontentement persistant face au maintien du GMT+1, adopté de manière permanente en 2018, régulièrement critiqué pour ses répercussions sur le quotidien, notamment en période hivernale.
À la Chambre des représentants, plusieurs élus ont relayé ces préoccupations, appelant le gouvernement à accélérer l’examen de ce dossier et à apporter des réponses claires sur l’utilité réelle du dispositif ainsi que sur son éventuel maintien.