LE MATIN
30 Mai 2026
À 09:10
Intervenant lors de ce séminaire tenu récemment à Managua au Nicaragua, la
délégation ivoirienne a souligné que cette Initiative, soutenue par environ 130 Etats, dont trois membres permanents du Conseil de sécurité, est conforme au droit international, à la Charte et aux résolutions pertinentes des Nations Unies.
Cette initiative dont la pertinence a été consacrée par la
Résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en 2025, a le mérite de prendre en compte les spécificités du
Sahara marocain, en donnant l’occasion à ses habitants de s’impliquer activement dans la gestion de la vie politique et socio-économique de la région, a-t-elle relevé.
Sur le plan politique, ces populations choisissent librement leurs représentants locaux et nationaux, lors des différentes
élections démocratiques organisées régulièrement dans le Royaume, a-t-elle fait observer, en saluant la participation aux travaux du
C24 d’élus du Sahara marocain issus de ces scrutins.
Au niveau économique, la délégation ivoirienne a fait remarquer que les habitants des
provinces du Sud du Royaume bénéficient des dividendes des investissements massifs engagés dans le cadre du Nouveau modèle de développement lancé en 2015, notant que ces réalisations ont significativement relevé le niveau de vie des habitants et amélioré l’Indice de développement humain du
Sahara marocain.
Elle a aussi relevé les efforts consentis par le Maroc en matière de promotion et de
protection des droits de l’Homme, notamment à travers le renforcement du rôle des Commissions régionales du Conseil national des droits de l’Homme à Laâyoune et Dakhla, ainsi que la coopération avec le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.
Tout en saluant les "innombrables" efforts du Royaume pour aboutir à une solution de compromis à ce différend régional, la Côte d’Ivoire a relevé que toutes ces actions louables du Maroc témoignent de la crédibilité de l’Initiative de large autonomie qui confère aux
habitants du Sahara marocain de nombreuses et importantes prérogatives.
La
Côte d’Ivoire a, en outre, rappelé que l’ouverture de son Consulat général à Dakhla traduit son engagement en faveur du développement économique et social des provinces du Sud du Royaume.
La délégation ivoirienne a, par ailleurs, déclaré être préoccupée par les signalements sur la situation des droits de l’Homme dans les
camps de Tindouf, appelant à l’enregistrement et au recensement des populations.
Par la même occasion, la Côte d’Ivoire a réaffirmé son plein soutien au processus exclusivement onusien visant à parvenir à une solution politique définitive au différend régional autour du Sahara marocain fondée sur
l’Initiative d’autonomie.
Soulignant que les Nations Unies demeurent "le cadre approprié” pour parvenir à une solution pacifique à cette question, la délégation a également salué les efforts de facilitation du Secrétaire général de l’ONU,
António Guterres, et de son Envoyé personnel pour le Sahara marocain,
Staffan de Mistura.
La Côte d’Ivoire a également mis en avant la
résolution 2797 du Conseil de sécurité, estimant qu’elle consacre le caractère exclusivement onusien du processus politique pour la recherche d’une solution définitive fondée sur le plan marocain d’autonomie.
La
délégation ivoirienne a, enfin, appelé l’ensemble des parties à faire preuve de réalisme, d’esprit de compromis et de bonne foi afin de parvenir à une solution politique durable à ce différend régional.