LE MATIN
10 Avril 2026
À 15:24
Réuni à Rabat, le bureau de
l’Association des barreaux du Maroc a examiné les suites de sa rencontre avec le
chef du gouvernement, dans un contexte marqué par les tensions récentes autour du projet de
réforme de la profession d’avocat.
Dans un communiqué, l’Association indique avoir pris acte de l’adoption, en Conseil de gouvernement, de la version finale du projet de loi relatif à la profession, tout en regrettant que certaines de ses propositions n’aient pas été retenues dans le texte validé. Cette prise de position intervient après plusieurs semaines de mobilisation de la profession. Les
avocats avaient en effet observé une
grève nationale pour protester contre certaines dispositions du projet, avant de reprendre leur activité à la suite d’une intervention du chef du gouvernement et de l’ouverture d’un canal de dialogue.
Dans ce contexte, le bureau de l’Association annonce l’ouverture d’une nouvelle phase de
concertation avec les autorités, afin de parvenir à des accords sur les points encore en discussion. Le communiqué insiste sur la nécessité de préserver les garanties liées aux droits et libertés, ainsi que le rôle de la défense au sein du système judiciaire.
L’Association met également en avant l’importance d’un
dialogue institutionnel continu avec le gouvernement, dans un esprit constructif, pour accompagner les différentes étapes du processus législatif. Elle considère que cette démarche constitue un cadre approprié pour approfondir les discussions autour des dispositions du texte.
Tout en saluant les engagements exprimés par le chef du gouvernement, le bureau réaffirme son attachement à une interaction permanente avec les pouvoirs publics et à la prise en compte des attentes de la profession. Le communiqué précise toutefois que certaines dispositions du projet continuent de susciter des réserves. L’Association indique ainsi son intention de poursuivre ses efforts pour introduire les amendements jugés nécessaires, notamment dans le cadre de l’examen parlementaire à venir. Dans cette perspective, elle appelle à un débat élargi impliquant l’ensemble des parties concernées, afin d’aboutir à une version du texte plus consensuelle.
Enfin, le bureau rend hommage à la mobilisation des
avocats marocains, saluant leur engagement dans la défense des droits et des libertés et leur contribution à la consolidation de l’État de droit.