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« Parlons Développement » : plus de 40.000 jeunes mobilisés dans 23 villes du Maroc

Lancée en 2021 par la Banque mondiale, le PNUD et le Policy Center for the New South, l’initiative « Parlons Développement » a déjà donné lieu à 24 rencontres dans 23 villes marocaines. Plus de 40.000 jeunes y ont participé, autour de sujets allant de l’emploi à la gestion de l’eau, avec une particularité : porter le débat sur le développement au-delà de l’axe Casablanca-Rabat.

20 Septembre 2026 À 11:40

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Faire sortir le débat sur le développement des cercles d’experts pour le rapprocher des préoccupations des jeunes dans les territoires. C’est le parti pris de « Parlons Développement », une initiative lancée en 2021 par la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Policy Center for the New South (PCNS).

Cinq ans après son lancement, le dispositif compte 24 éditions organisées dans 23 villes, avec plus de 40.000 jeunes participants, en présentiel et en ligne. Il a également mobilisé 29 partenaires, notamment des universités publiques et privées et des organisations de la société civile, ainsi que plus d’une centaine d’intervenants régionaux et locaux, auxquels se sont joints des experts nationaux et internationaux.

L’emploi au cœur des préoccupations

Le principe consiste à organiser chaque édition avec une université ou une organisation de la société civile et à choisir un sujet en lien avec les enjeux du territoire concerné. Les jeunes peuvent ainsi échanger avec des représentants des institutions, du secteur privé, du monde académique et de la société civile.

Les thématiques abordées couvrent notamment l’emploi et l’employabilité, l’innovation territoriale, le développement des zones oasiennes, la gestion de l’eau ou encore l’éducation à la citoyenneté. L’emploi occupe une place particulière dans les discussions. Les rencontres l'ont abordé à travers les métiers verts, l’entrepreneuriat, l’adéquation entre les aspirations des jeunes et les besoins du marché du travail ou encore le rôle des territoires dans la création d’emplois.

L’initiative entend surtout donner une dimension territoriale à ces échanges. Plutôt que de concentrer les rencontres sur Casablanca et Rabat, les organisateurs ont choisi de se déplacer dans différentes régions. Oujda, Errachidia, Meknès, Fès, Ifrane, Tétouan, Agadir, Marrakech, Khouribga et Béni Mellal figurent notamment parmi les villes ayant accueilli les dialogues.

Cette décentralisation permet aussi d’adapter les discussions aux problématiques locales. Le thème de chaque édition est déterminé avec le partenaire universitaire ou associatif en fonction des caractéristiques du territoire, avec l’objectif de croiser l'expertise nationale et internationale avec la connaissance du terrain.

Lors de la 13e édition, organisée à Aït Melloul autour des emplois verts, les échanges ont par exemple porté sur les possibilités offertes localement par l’agriculture et la pêche. À Errachidia, une autre édition a été consacrée aux enjeux des oasis marocaines, tandis qu’Ifrane a accueilli des discussions autour du numérique et de l’innovation.

Au-delà des rencontres elles-mêmes, la Banque mondiale met en avant la constitution progressive d’un réseau réunissant jeunes, universitaires, société civile et experts. Le format, qui a évolué depuis 2021 pour renforcer l’interactivité, doit continuer à se renouveler afin de prolonger les échanges engagés dans les universités et d’associer davantage les jeunes aux réflexions sur les politiques de développement.
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