Réacteur de Maâmora : le CNESTEN dément toute fuite radioactive
Le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) dément catégoriquement les informations faisant état d’une fuite radioactive au réacteur nucléaire de recherche du Centre d’études nucléaires de la Maâmora. L’établissement assure qu’aucun incident ni rejet radioactif n’a été enregistré et que l’ensemble de ses installations fonctionne normalement et en toute sécurité.
LE MATIN
29 Septembre 2026
À 13:15
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Le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) est sorti de son silence après la circulation, sur les réseaux sociaux, de publications faisant état d’une prétendue fuite radioactive au niveau du réacteur nucléaire de recherche du Centre d’études nucléaires de la Maâmora.
Dans un communiqué de démenti daté du 28 septembre 2026, le CNESTEN affirme qu’aucun incident ni aucune fuite radioactive n’a été enregistré dans ses installations et qualifie de fausses les informations diffusées à ce sujet.
Le Centre précise que l’ensemble de ses infrastructures et installations fonctionne normalement et en toute sécurité, conformément aux lois et textes réglementaires nationaux encadrant les activités et installations nucléaires et radiologiques, ainsi qu’aux normes internationales de sûreté et de sécurité.
Cette réaction intervient après la diffusion, sur certaines pages des réseaux sociaux, d’informations évoquant une fuite radioactive au réacteur de Maâmora. D’autres publications ont également fait état d’une possible contamination de l’eau et de problèmes de santé qui seraient liés à une exposition aux rayonnements. Ces affirmations ne sont étayées, à ce stade, par aucune donnée officielle.
Le CNESTEN considère pour sa part que les informations en circulation s’inscrivent dans des « campagnes tendancieuses » visant, selon lui, à porter atteinte aux réalisations du Centre aux niveaux national et international ainsi qu’à la place qu’il occupe dans le domaine des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire.
L’établissement affirme qu’il poursuivra ses missions « avec responsabilité et transparence », dans le respect des normes de sûreté et de sécurité. Il annonce également se réserver le droit d’engager les procédures judiciaires nécessaires à l’encontre des personnes à l’origine de la diffusion de ces informations.
La polémique a également suscité une réaction de la section régionale de Kénitra du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Celle-ci dit suivre avec inquiétude la circulation d’informations qu’elle qualifie de trompeuses sur les plateformes numériques, notamment les publications évoquant une « fuite radioactive au réacteur de Maâmora ».
Dans son communiqué, la section régionale s’appuie sur le démenti officiel du CNESTEN et appelle à ne pas relayer des informations non vérifiées, particulièrement lorsqu’elles concernent des sujets sensibles liés à la sécurité publique et aux installations nucléaires et radiologiques. Elle souligne également que certaines opérations menées sur le terrain dans les domaines de la sûreté et de la sécurité peuvent relever, selon les éléments dont elle dispose, d’exercices ou de simulations destinés à renforcer la préparation et les capacités d’intervention. Leur déroulement ne constitue donc pas, en soi, la preuve qu’un incident réel s’est produit.
La section régionale du SNPM appelle ainsi les professionnels des médias comme les utilisateurs des plateformes numériques à privilégier la vérification et le recours aux sources officielles et fiables avant toute diffusion d’informations de cette nature. Elle demande par ailleurs l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les personnes et les pages à l’origine des allégations en circulation.
À ce stade, le seul élément officiellement établi est le démenti du CNESTEN, qui affirme qu’aucun incident ni aucune fuite radioactive n’a été enregistré dans ses installations et que celles-ci continuent de fonctionner normalement.