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Laâyoune renforce ses capacités de dessalement avec une troisième unité en projet

La ville de Laâyoune se prépare à renforcer son dispositif de production d’eau potable à travers un projet d’extension de sa station de dessalement d’eau de mer. Une troisième unité, d’une capacité indicative de 300 litres par seconde, soit près de 26.000 m³ par jour, est envisagée pour accompagner la progression des besoins en eau et soutenir la dynamique urbaine et économique de la région.

21 Septembre 2026 À 10:15

Laâyoune s’oriente vers un nouveau renforcement de ses capacités de dessalement d’eau de mer. Le projet à l’étude prévoit l’installation d’une troisième unité qui viendrait compléter les capacités existantes et consolider le recours aux ressources hydriques non conventionnelles pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable.

Cette extension répond à l’évolution des besoins de Laâyoune et des centres environnants, dans un contexte marqué par une dynamique urbaine et économique soutenue. La disponibilité régulière de ressources en eau constitue, dans ce cadre, un enjeu pour répondre aux besoins de la population, mais aussi pour accompagner les activités économiques et les investissements futurs.

Des besoins portés par la dynamique de la région

Le développement des activités liées notamment au port, aux phosphates, à l’industrie et à l’énergie, ainsi que les différents projets programmés dans la région, renforcent les besoins en infrastructures capables d’accompagner cette évolution.

Le projet de dessalement s’inscrit ainsi dans une approche associant renforcement de la sécurité hydrique et accompagnement du développement territorial. Il vise notamment à disposer de capacités supplémentaires pour faire face à l’évolution de la demande, y compris durant les périodes de pointe.

La future extension doit également contribuer à renforcer la place des ressources en eau non conventionnelles dans le dispositif d’approvisionnement de Laâyoune et des centres voisins.

Une troisième unité pour compléter le dispositif existant

Le système d’alimentation en eau potable de Laâyoune, d’El Marsa, de Foum El Oued et du village de pêche de Tarouma repose actuellement sur deux unités de dessalement d’eau de mer.

Celles-ci disposent chacune d’une capacité de 300 litres par seconde, soit une capacité totale de 600 litres par seconde. La troisième unité envisagée afficherait, à titre indicatif, une capacité supplémentaire de 300 litres par seconde, équivalant à environ 26.000 m³ par jour.

Si ce dimensionnement est retenu, la capacité globale de dessalement atteindrait ainsi près de 900 litres par seconde, soit une progression de 50% par rapport aux capacités actuelles.

L’ONEE étudie le dimensionnement définitif

Les caractéristiques finales du projet restent toutefois à arrêter. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) mène une étude visant à déterminer précisément le dimensionnement de l’extension.

Cette étude repose notamment sur une évaluation des besoins de la région, particulièrement durant les périodes de pointe, et sur leur comparaison avec les capacités de production actuellement disponibles.

Elle doit également déterminer dans quelle mesure la prise d’eau de mer, les infrastructures existantes, les réseaux de raccordement et les équipements hydrauliques sont en mesure d’absorber l’augmentation projetée des capacités. Les éventuels besoins de mise à niveau et de renforcement seront définis sur cette base.

Une extension qui englobe toute la chaîne de production

Le projet ne se résume pas à l’ajout d’une troisième unité de dessalement utilisant la technologie de l’osmose inverse. Il porte sur une infrastructure intégrée couvrant les différentes étapes nécessaires à la production et à l’acheminement de l’eau potable.

L’extension comprend ainsi les installations de transfert de l’eau produite, les stations de pompage, les réservoirs et les équipements de raccordement électrique. Un système de gestion à distance est également prévu pour coordonner le fonctionnement des différentes composantes du dispositif.

L’ensemble doit permettre d’assurer une gestion intégrée de la chaîne, depuis la prise d’eau de mer jusqu’au dessalement, puis au stockage et au pompage de l’eau produite.

Des équipements conçus pour résister aux conditions locales

Les spécificités climatiques et naturelles de la région sont également intégrées aux études du projet. Les températures élevées, la salinité et les vents chargés de sable constituent autant de contraintes prises en compte dans la conception des infrastructures et le choix des équipements.

Les mesures envisagées portent notamment sur la protection des installations contre les effets de l’érosion, de la salinité et de la corrosion, mais aussi contre les risques d’obstruction provoqués par le sable. Ces dispositions doivent contribuer à préserver la durabilité des infrastructures et l’efficacité de leur exploitation sur le long terme.

À travers cette extension, Laâyoune poursuit le développement de ses infrastructures hydriques et le renforcement du recours aux ressources en eau non conventionnelles. Le projet participe ainsi à une vision intégrée associant sécurisation de l’approvisionnement en eau potable et accompagnement de la croissance urbaine et économique de la ville et des centres environnants.
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