Saloua Islah
29 Décembre 2025
À 16:28
Créé à l’époque du protectorat, le
parc zoologique de Aïn Sebaâ occupe une place singulière dans la mémoire collective des Casablancais. Longtemps laissé à l’abandon, il a fait l’objet d’un vaste chantier de réhabilitation mené par le Conseil de la ville de Casablanca, en coordination avec les autorités locales. L’inauguration officielle s’est tenue ce
lundi 29 décembre en présence de la maire de Casablanca,
Nabila Rmili, marquant l’aboutissement d’un projet suivi de près par le wali de la région Casablanca-Settat, le gouverneur de la préfecture d’Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi et les services concernés.
Désormais rebaptisé
Zoo de Aïn Sebaâ, le site s’étend sur
15 hectares et s’organise autour de trois grandes zones géographiques — Afrique, Asie et Amérique du Sud — conçues pour reproduire les habitats naturels des espèces accueillies. Ce réaménagement s’inscrit dans un concept de zoo immersif, sans cages apparentes, visant à rapprocher le public des animaux tout en plaçant leur bien-être au cœur du dispositif.
Dans ce cadre, le parc abrite des
éléphants importés de Suisse et de Belgique, des
jaguars en provenance de République tchèque, des
girafes d’Italie, des
hyènes des Pays-Bas, un tapir de France ainsi que deux
hippopotames nains, parmi les espèces les plus rares au monde. À cet ensemble s’ajoutent
13 lions, des tigres et plusieurs espèces d’oiseaux regroupées au sein d’une vaste volière, dont certaines sont présentées pour la première fois dans la région.
Au total, selon les données communiquées par le directeur du zoo,
Mohamed Mgharfaoui, le site accueille près de
100 espèces représentant environ
500 animaux. Cette diversité faunique s’inscrit dans un cadre strictement réglementé : l’ensemble des spécimens a été importé de l’Union européenne et élevé en captivité, dans le respect de la loi 29-05 et de la Convention de Washington relative au commerce international des espèces menacées, à laquelle le Maroc est partie, a précisé le responsable.
Dans sa déclaration, la maire de Casablanca a souligné que « ce projet constitue un nouvel équipement structurant pour la ville, pensé comme un lieu de loisirs, de culture et de découverte », précisant que l’objectif est « d’offrir aux Casablancais, en particulier aux habitants de Aïn Sebaâ, de Hay Mohammadi et de Sidi Bernoussi, un espace de détente et d’apprentissage à vocation durable ».