LE MATIN
18 Avril 2026
À 12:15
D’après les dernières données issues des organismes internationaux, notamment de
l’Organisation météorologique mondiale, une probabilité de transition du système climatique mondial vers un épisode
El Niño se dessine entre mai et juillet 2026. Ce phénomène, connu pour son rôle dans la variabilité climatique globale, revient ainsi au centre de l’attention scientifique, souligne
Maroc Météo.
Concrètement, les
épisodes forts "Super" El Niño sont généralement associés à des
années plus chaudes à l’échelle mondiale, avec une probabilité accrue de
records de température. Lors des phases El Niño, les eaux de surface du
Pacifique équatorial libèrent davantage de
chaleur dans l’atmosphère, contribuant à une élévation des températures globales.
Pour autant, les répercussions de ce phénomène ne se manifestent pas de manière uniforme selon les régions du globe. Au
Maroc, les observations disponibles montrent que son influence reste partielle, indirecte et fortement dépendante des saisons. Elle concerne davantage les zones méridionales, notamment les
régions arides comme
Laâyoune, Dakhla et Ouarzazate, tandis qu’elle apparaît plus atténuée dans le
Nord et le
Centre.
Cette influence est par ailleurs plus perceptible au
printemps. En
hiver, période déterminante pour les
précipitations, d’autres mécanismes climatiques prennent le relais, en particulier les oscillations atmosphériques liées à
l’Atlantique Nord et au
bassin méditerranéen.
Les spécialistes soulignent que ce phénomène n’agit jamais de manière isolée. Il interagit avec d’autres systèmes climatiques, susceptibles d’en moduler les effets, voire de les contrecarrer. À cela s’ajoute la diversité des configurations d’El Niño, dont les impacts varient selon qu’il se développe dans l’est ou le centre du Pacifique.
Les observations récentes illustrent cette complexité. Entre 2020 et 2024, le
Maroc a connu des
épisodes de sécheresse marqués, malgré la présence de conditions
La Niña, généralement associées à des
années plus humides. Une situation qui met en évidence les limites d’une lecture simplifiée de ces phénomènes.
Dans ce contexte, le retour probable d’El Niño en 2026 apparaît comme un facteur parmi d’autres dans l’analyse des tendances climatiques. Il ne saurait, à lui seul, constituer un indicateur déterminant pour anticiper l’évolution des précipitations ou le risque de sécheresse au Maroc.