LE MATIN
16 Juin 2026
À 14:55
L’intelligence artificielle s’installe dans les
habitudes d’achat des
consommateurs marocains, mais elle ne suffit pas encore à lever les inquiétudes liées au
paiement en ligne. Selon l’étude annuelle
Stay Secure 2026 de
Visa, réalisée en partenariat ave
c Bank Al-Maghrib et Switch Al Maghrib,
83% des consommateurs au Maroc ont déjà utilisé des
outils d’IA pour les aider dans leurs
achats.
Ces usages concernent notamment la
comparaison des prix, la
recherche d’idées de cadeaux ou encore la consultation d’avis sur les produits. L’étude indique également que 97% des personnes interrogées estiment que les outils basés sur l’IA rendent les
achats en ligne plus rapides et plus faciles.
Mais cette adoption ne signifie pas une confiance totale. Seuls 23% des consommateurs déclarent qu’ils feraient aujourd’hui confiance à des
agents d’IA pour finaliser leurs commandes à leur place.
L’étude montre aussi que les
réseaux sociaux occupent une place centrale dans les nouveaux
usages commerciaux. Au
Maroc, 87% des consommateurs ont déjà acheté des produits directement via ces plateformes. Cette progression s’accompagne toutefois d’un risque accru de fraude. Parmi les personnes victimes d’une arnaque financière au cours des douze derniers mois, 52% indiquent que l’incident s’est produit sur les réseaux sociaux.
Autre point d’inquiétude,
l’exposition des
enfants aux
escroqueries en ligne. Selon l’étude, 92% des consommateurs estiment que les enfants de leur entourage ont du mal à reconnaître les fraudes. Par ailleurs, 61% disent avoir vu un enfant être victime d’une arnaque en jouant ou en effectuant des achats en ligne.
Face à ces risques, les
consommateurs attendent d’abord
une
réponse institutionnelle. L’étude relève que 49% considèrent que les banques et institutions financières devraient être les premières responsables de la protection contre la fraude en ligne, devant les autorités publiques ou les régulateurs. Seuls 9% estiment que cette responsabilité doit incomber en priorité aux consommateurs eux-mêmes.
Les attentes portent surtout sur
des dispositifs concrets. Les alertes en temps réel en cas d’activité suspecte apparaissent comme un levier important de confiance, cité par 64 % des personnes interrogées. L’enjeu, pour les acteurs du
paiement numérique, est donc de concilier la progression rapide des nouveaux usages avec
des
mécanismes de sécurité capables de rassurer les utilisateurs.