LE MATIN
25 Mars 2026
À 09:48
Dans un communiqué, le
procureur général du Roi près la
Cour d’appel de Casablanca a fait savoir que, sur la base du communiqué de ce parquet en date du 19 février 2026, selon lequel l’opinion publique nationale a été informée de l’affaire de
défenestration d’une personne, qui faisait l’objet d’une
enquête judiciaire, de la fenêtre d’un bureau situé au 4e étage au siège de la
BNPJ à
Casablanca, ce qui a provoqué des lésions ayant conduit à son
décès à l’hôpital, le parquet avait ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire approfondie dans cet incident, confiée au service préfectoral de la
police judiciaire de Casablanca afin de garantir des investigations neutres et indépendantes.
Selon la même source, l’enquête a consisté en l’audition des éléments de police qui ont été chargés de mener l’enquête avec le défunt à la BNPJ, la réalisation des constatations nécessaires par les
techniciens de la scène de crime, la prise des échantillons nécessaires, outre l’extraction des enregistrements de la
caméra de surveillance située dans la cour du siège de la dite
brigade. Les investigations ont conclu que le défunt s'est défénestré de manière volontaire de la fenêtre, une conclusion confirmée par les enregistrements de la caméra de surveillance, causant des lésions très graves ayant conduit à son décès. Ce résultat a été corroboré par le rapport de l’autopsie effectuée par une commission médicale tripartite composée de
médecins légistes, affirmant que le décès est dû à des complications consécutives à de multiples traumatismes et fractures crâniens, au niveau des os du visage, des côtes et du fémur, accompagnées d’une
hémorragie cérébrale et que les multiples lésions sont compatibles avec une chute préméditée.
L’expertise effectuée sur les échantillons du sang du défunt et des restes se trouvant dans son estomac et son urine a révélé l’absence de substances chimiques ou organiques externes. De même, l'expertise scientifique et technique sur les objets trouvés sur le lieu de chute du défunt et leur comparaison avec les traces biologiques les concernant, ont révélé l’existence d’un seul type génétique qui ne concerne que le défunt, sans que ne soit détecté un autre type génétique, ce qui est compatible avec les conclusions des investigations concernant la chute préméditée de l’intéressé depuis le 4e étage.
Se basant sur les résultats de ces investigations, le parquet général a décidé de classer la procédure faute d’élément constitutif de crime, conclut le communiqué.