Société

La Belgique prévoit de nouvelles facilités pour recruter des travailleurs marocains qualifiés

La commission de l’Intérieur du Parlement belge vient d'approuver, en deuxième lecture, un projet de loi visant à simplifier les démarches des travailleurs hautement qualifiés originaires de pays hors de l’Union européenne, dont le Maroc. Le texte fixe à 90 jours le délai maximal de traitement des demandes de carte bleue européenne et facilite, sous certaines conditions, la mobilité professionnelle de ses bénéficiaires au sein de l’UE.

21 Octobre 2026 À 10:51

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La carte bleue européenne permet aux travailleurs hautement qualifiés originaires de pays hors Union européenne de séjourner et de travailler en Belgique. Les changements annoncés pourraient donc concerner les Marocains qui remplissent les conditions requises pour y occuper un emploi qualifié.



Présenté par la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, le projet prévoit de limiter à 90 jours le délai de traitement des demandes. Il faciliterait également les déplacements professionnels temporaires des bénéficiaires vers un autre pays de l’Union européenne, notamment pour participer à un projet, sans qu’ils aient à demander de permis de travail supplémentaire dans certaines situations.

La simplification concerne les démarches, tandis que les candidats devront toujours satisfaire aux exigences de salaire, de formation et de durée de travail prévues pour la carte bleue. La ministre présente cet allègement comme une réponse aux besoins des entreprises belges, qui peinent à trouver certaines compétences spécialisées sur place.

Par ailleurs, la ministre indique que, dans le cadre plus large du permis combiné, l’Office des étrangers disposera de moyens supplémentaires pour lutter contre les abus. Ces moyens lui permettraient notamment de rejeter plus facilement une demande en cas de doute sérieux sur l’authenticité des documents ou si l’employeur est une société fictive créée pour faire venir des travailleurs sans intention réelle de les embaucher.

Le texte prévoit également de protéger les travailleurs victimes de manquements graves de leur employeur, comme des retards répétés dans le paiement des salaires. Sous certaines conditions, ils pourraient bénéficier de six mois, contre trois actuellement, pour trouver un nouvel emploi.

Le projet doit encore être voté par l’ensemble des députés réunis en séance plénière puis, s’il est adopté, publié au Moniteur belge, le journal officiel du pays. Les nouvelles règles ne s’appliqueront qu’après cette publication, à la date prévue dans le texte.

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