Société

Piqûres de scorpions : plus de 20.500 cas en 2025, le ministère intensifie la mobilisation pour l'été

Avec plus de 20.500 piqûres de scorpions et 405 morsures de serpents recensées en 2025, le Maroc poursuit ses efforts pour réduire les envenimations, particulièrement dans les zones rurales. Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a lancé, mardi à El Kelâa des Sraghna, une Semaine nationale de prévention destinée à renforcer la sensibilisation, la formation des professionnels et l'amélioration de la prise en charge.

30 Juin 2026 À 16:31

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Les piqûres de scorpions et les morsures de serpents continuent de représenter un défi majeur pour la santé publique au Maroc, notamment dans les régions rurales où l'exposition est plus importante, en particulier durant la saison estivale. Afin de renforcer la prévention et d'améliorer la prise en charge des victimes, le ministère de la Santé et de la Protection sociale organise, du 30 juin au 3 juillet 2026, la Semaine nationale de prévention et de lutte contre les envenimations scorpioniques et ophidiennes.



Le coup d'envoi de cette campagne nationale a été donné mardi 30 juin à El Kelâa des Sraghna, en présence du gouverneur de la province, du directeur régional de la Santé et de la protection sociale de Marrakech-Safi, de la directrice du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), ainsi que de représentants du secteur de la santé et de la société civile.

Placée sous le thème «De la prévention à la prise en charge : agissons efficacement contre les envenimations dues aux piqûres de scorpions et aux morsures de serpents», cette initiative vise à renforcer la culture de la prévention auprès de la population tout en améliorant les modalités de prise en charge des personnes victimes d'envenimation, avec une attention particulière portée aux zones rurales et enclavées.

Plus de 20.000 piqûres de scorpions enregistrées en une année

Les chiffres communiqués par le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc illustrent l'ampleur du phénomène. Au cours de l'année 2025, 20.583 cas de piqûres de scorpions et 405 cas de morsures de serpents ont été déclarés à l'échelle nationale.

Les données font en outre état d'un taux de létalité de 0,13% pour les envenimations scorpioniques et de 4,4% pour les envenimations ophidiennes, confirmant que les morsures de serpents demeurent particulièrement graves lorsqu'elles ne sont pas prises en charge rapidement.

Ces indicateurs justifient, selon le ministère, la poursuite des efforts de prévention, de sensibilisation et d'amélioration de la prise en charge médicale afin de réduire les complications et les décès liés à ces accidents.

Former les professionnels et améliorer la coordination

Au-delà des actions de sensibilisation destinées au grand public, cette semaine nationale met également l'accent sur le renforcement des capacités des professionnels de santé. Le programme prévoit notamment l'organisation de sessions de formation à distance afin d'actualiser les connaissances des équipes médicales sur les protocoles thérapeutiques recommandés pour les envenimations scorpioniques et ophidiennes.

L'objectif est en outre d'améliorer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la prise en charge des patients, tout en veillant à garantir la disponibilité des sérums antivenimeux lorsque leur utilisation est indiquée.

Une conférence de presse nationale est programmée afin de relayer les principaux messages de prévention à travers les médias et de rappeler les comportements à adopter en cas de piqûre de scorpion ou de morsure de serpent.

Une mobilisation collective

À travers cette campagne, le ministère de la Santé et de la protection sociale appelle l'ensemble des professionnels de santé, des partenaires institutionnels, des médias et des acteurs locaux à se mobiliser afin de réduire le nombre de cas d'envenimation et les décès qui leur sont associés.

Cette nouvelle édition de la Semaine nationale s'inscrit dans la continuité des actions menées depuis plusieurs années pour faire reculer un problème de santé publique qui touche principalement les populations vivant dans les zones les plus exposées, où la prévention, l'accès rapide aux soins et la sensibilisation demeurent les principaux leviers pour sauver des vies.
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