Société

Transport funéraire : les inscriptions religieuses finalement maintenues

Quelques jours après la publication au Bulletin officiel de l’arrêté imposant la neutralité visuelle des corbillards et la suppression de toute inscription, la polémique a gagné les espaces numériques marocains. Un texte complémentaire en préparation doit en préciser l’application et confirmer le maintien des formules religieuses dans un cadre réglementé, selon des sources médiatiques.

26 Février 2026 À 14:10

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La publication au Bulletin officiel du 12 février 2026 de l’arrêté conjoint du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Santé et de la Protection sociale, imposant aux véhicules de transport funéraire une présentation extérieure neutre et limitant les mentions visibles à « transport des morts » et à l’identification du propriétaire, a rapidement alimenté le débat dans les espaces numériques marocains. En interdisant l’ensemble des slogans, formules et éléments décoratifs, le texte actait de facto la disparition des inscriptions religieuses traditionnellement apposées sur les corbillards, une mesure qui a suscité une vague de réactions opposées.



Dans ce contexte, un arrêté complémentaire est en préparation pour préciser l’application du premier texte et confirmer le maintien des formules religieuses sur les véhicules funéraires, indiquent des sources médiatiques. Celles-ci resteront autorisées dans un format normalisé, sans remettre en cause le principe d’une apparence extérieure neutre des corbillards.

Concrètement, les véhicules devront rester dépourvus de tout slogan ou élément décoratif, mais pourront porter, sur le côté, des mentions déterminées : la profession de foi musulmane « Il n’y a de dieu que Dieu, Mohammed est le messager de Dieu », le verset « Toute âme goûtera à la mort » ainsi que la formule « transport des défunts musulmans ». L’identification du propriétaire pourra être apposée à l’arrière.

Selon les mêmes sources, l’élaboration de cet arrêté avait été engagée bien avant la séquence de débat déclenchée par la publication du texte du 12 février et ne constitue donc pas une réponse à la polémique. Elle s’inscrit dans un chantier plus large de révision du cadre réglementaire encadrant le transport des dépouilles, l’inhumation et l’exhumation, resté régi pendant plusieurs décennies par des textes anciens, notamment le décret n° 68-987 du 29 janvier 1970.
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