25 Mars 2013 À 22:45
La culture sénégalaise
La musique fait partie des activités culturelles qui font rayonner le Sénégal. Des artistes célèbres au plan international sont natifs de ce pays. Les Plus connus sont Youssou Ndour, Baba Maal et Fatoumata Diawara. Mais la pépinière de chanteurs est énorme ! Des artistes moins connus en France font un tabac au Sénégal ou plus généralement en Afrique. Un style sénégalais s’est imposé comme une référence musicale africaine : le Mbalax (prononcer mbalaar). Des artistes tels que Thione Balago Seck, Omar Pene, Alioune Kassé, Viviane Ndour ou Ismael Lô suivent Youssou Ndour dans ce style de musique, mélange d’instruments et de rythmes traditionnels et modernes. Le Mbalax traduit l’ambiance que vous trouverez dans la plupart des boîtes du Sénégal.
Le Mbalax, qui reste le style typiquement sénégalais le plus ancien, n’est cependant pas le plus répandu chez la jeunesse sénégalaise. En effet, depuis une quinzaine d’années, les jeunes sénégalais écoutent de plus en plus le reggae et surtout du rap. Une grande partie des jeunes des grandes villes écoutent presque exclusivement du rap, notamment Positive Black Soul, Jante Bi, Daara J, Pee Froiss (voir photo).Outre la musique, le Sénégal possède une des industries cinématographiques les plus importantes et les plus productives d’Afrique. Les réalisateurs sénégalais continuent de faire des films, malgré la fermeture de la plupart des salles et qu’il soit devenu presque impossible de regarder des films sénégalais actuellement dans le pays. Ainsi, et malgré le manque atroce de salles de cinéma, le film sénégalais demeure bien présent dans les festivals de cinéma dans le monde. Le cinéma narratif du Sénégal se caractérise surtout par son réalisme social et didactique. Le début du cinéma sénégalais remonte à avant l’indépendance avec «Afrique-Sur-Seine» de Paulin Soumanou Vieyra, sorti en 1955. Ce film de Vieyra avait désobéi à la loi française qui interdisait aux citoyens des colonies de faire des films. De multiples hommages ont suivi la disparition d’Ousmane Sembene, le 9 juin à Dakar à l’âge de 84 ans. L’écrivain et cinéaste de talent, l’homme du refus, restera dans l’histoire du pays comme un intellectuel engagé et préoccupé par le futur de son peuple.
En dehors des grandes réjouissances nationales partagées par la plupart des Sénégalais (Tabaski, Korité, 15 août, Noël, etc.), de très nombreuses fêtes limitées à un village ou même à un quartier se déroulent au Sénégal toute l’année. Ainsi, au gré d’un voyage vous serez certainement amené à être témoin d’une ou de plusieurs de ces manifestations. Sachez, par exemple, que dans les villages, comme dans les quartiers populaires des grandes villes, les événements de la vie sont célébrés par tout le monde. La communauté entière est conviée à danser sur les rythmes des balafons et des djembés (instruments de percussion) lors des baptêmes et des mariages (catholiques et musulmans) ou des communions (catholiques). De véritables fêtes, parfois somptueuses, sont organisées, souvent dans la rue, sous un chapiteau loué pour l’occasion en même temps que les musiciens.
La gastronomie est aussi un des joyaux du Sénégal. Les deux éléments principaux de la cuisine sénégalaise sont le riz et le mil (céréales secondaires domestiquées très cultivées en Afrique subsaharienne). Voici une liste non exhaustive des meilleurs plats à déguster : le thiéboudienne (Riz au poisson, c’est l’équivalent du couscous au Maroc, puisqu’on le partage aussi tous ensemble dans la même assiette), le thiakry (dessert fait de semoule de mil et de raisins secs), le soupokandia, le niankatan, le thiéré et le couscous de riz au niébé.
La musique traditionnelle gabonaise est aussi variée que la multiplicité des rites qu’elle célèbre et fait partie de la vie quotidienne des Gabonais. Elle les accompagne ainsi dans les travaux des champs, les rites profanes et les veillées. La musique est guidée par quatre grands groupes d’instrument. Mais le tam-tam reste l’instrument le plus répandu dans le pays. Dans la musique traditionnelle gabonaise, les paroles sont aussi déterminantes que le rythme. C’est avec la voix que le chanteur manifeste tous ses sentiments.Durant près de 50 ans, la population gabonaise a quasiment sous-exploité son héritage musical et culturel au profit de rythmes venus d’ailleurs. Désormais, elle tente de se réconcilier avec elle-même et ses ancêtres.L’icône de la musique gabonaise restera Oliver N’goma, l’artiste interprète du style musical «zouk love» a connu un énorme succès dans les années 90 avec l’album «Bane» qui est devenu l’un des albums les plus vendus de l’histoire de la musique africaine. Oliver N’goma est décédé en 2010, à l’âge de 51 ans, dans un hôpital de Libreville.
Hormis la musique, l’existence de la littérature gabonaise n’est plus à prouver. Elle se donne à voir à travers un panel de textes qui s’épaissit au fil des publications locales. Des textes comme «Histoire d’Awu» (Justine Mintsa), «Fam» (Chantal Magalie Mbaz’oo Kassa, «Interdit au féminin» (Honorine Ngou), «Cueillez-moi jolis messieurs» (Sandrine Bessora), «L’Enfant des masques» (Ludovic Obiang), «Le Cheminement de Ngniamoto» (Eric Joël Békalé), «La malédiction» (Sylvie Ntsame), sont autant de récits qui ne demandent qu’à être lus au même titre que des œuvres écrites par des auteurs primés sur la scène internationale et dont le talent n’est pas unanimement reconnu par tous les lecteurs du monde.
Les danses du Gabon sont le reflet de la diversité des différents peuples et rites qui animent le folklore gabonais. Elles sont étroitement liées aux différents rites, notamment le Bwiti. À la fois rituelles et ludiques, les danses du Gabon véhiculent le lien étroit entre le sacré et le monde réel. Les danses typiques gabonaises sont l’Ingwala Omias, Mengane, Mekom, Eko de l’ethnie Fang et le Mbouanda des Punu.