Amine Raad
01 Juin 2026
À 14:05
Capitaine de son équipe après la sortie de
Marquinhos et auteur d’un penalty décisif lors de la finale de la
Ligue des champions face à
Arsenal,
Achraf Hakimi a pourtant été écarté de l’équipe type de la compétition par l’UEFA, sans explication véritablement convaincante. Une décision qui étonne au regard de la campagne européenne réalisée par l’international marocain. Ses statistiques parlent d’elles-mêmes : 13 apparitions, 1.154 minutes disputées (88,8 minutes de moyenne par match), 1 but, 7 passes décisives, un taux de passes réussies de 89,54%, 21 tacles gagnés et 43 ballons récupérés. À cela s’ajoutent une moyenne de 10,45 kilomètres parcourus par rencontre et une vitesse de pointe de 37 km/h. Des chiffres qui illustrent une influence majeure, aussi bien dans l’animation offensive que dans l’équilibre défensif, supérieure à celle de plusieurs latéraux retenus dans le onze type, malgré un temps de jeu plus important.
En face, Marcos Llorente, préféré à Hakimi, affiche 14 matchs, 1.151 minutes jouées, 4 buts, seulement 2 passes décisives, 90% de passes réussies et 10,14 kilomètres parcourus par rencontre. Le Marocain domine nettement dans la création avec sept offrandes contre deux, tout en affichant un impact plus marqué dans les transitions et le jeu de projection du PSG champion d’Europe. La blessure contractée en demi-finale face au Bayern Munich pourrait expliquer en partie la décision de l’UEFA, son absence ayant réduit sa présence lors du dénouement de la compétition.
Au-delà de l’aspect purement sportif, l’absence d’Achraf Hakimi dans le onze type soulève également des questions sur la représentation des joueurs africains au plus haut niveau européen. Malgré un palmarès impressionnant et des performances de premier ordre – comme en témoignent les statistiques comparatives des deux joueurs – aucun représentant du continent n’a trouvé sa place dans cette sélection. Hakimi paie peut-être le prix d’une blessure survenue au mauvais moment, alors que Llorente a bénéficié d’une saison plus régulière avec l’Atlético de Madrid. Pourtant, les chiffres penchent clairement en faveur du Marocain : davantage de créativité, plus d’impact dans les montées offensives et une polyvalence rare à ce niveau. Surtout, Hakimi s’est montré décisif à plusieurs reprises sur la scène européenne grâce à un volume de jeu impressionnant, une précision remarquable et une solidité défensive constante. Son penalty transformé en finale résume à lui seul son caractère et sa capacité à répondre présent dans les moments les plus cruciaux.