Amine Raad
30 Avril 2026
À 15:00
Le score en sport bascule parfois sur des détails, et le
FUS Rabat en a fait la cruelle démonstration face à l’
ASC Ville de Dakar. Poussés par un public incandescent, les Rbatis ont cédé d’un souffle (66-67) au terme d’un scénario étouffant. Tout s’est joué dès l’entame : amorphes, les locaux ont laissé filer dix longueurs en un quart-temps (11-21), un handicap trop lourd à traîner. Pourtant, malgré une adresse défaillante (35,7%), le
FUS a réagi avec caractère, porté par un Kuany Atem Kuany incisif (19 points) et l’impact de Mbuhamadou Diagne dans la raquette. Défense resserrée, intensité retrouvée : les Rbatis ont inversé la tendance au troisième quart-temps, prenant jusqu’à cinq points d’avance. Mais dans le money-time, l’expérience sénégalaise a parlé. Guidée par Samba Dali Fall, l’ASC Ville de Dakar a gardé la tête froide dans un final irrespirable. Plus lucides dans les transitions, plus tranchants dans les moments clés, les visiteurs ont répondu coup pour coup. Malgré une domination aux rebonds, le FUS quitte le parquet avec un goût amer, plombé par son entame catastrophique et un manque de précision dans les instants décisifs.
Les Rbatis ont encore leur destin entre les mains
Malgré ce revers d’un point, l’espoir de voir le FUS Rabat fouler le parquet de la BK Arena à Kigali reste bien réel. Mais la marge d’erreur s’est réduite à néant. Avec une différence de points minimale (-1) et un potentiel offensif confirmé par Kuany et Diagne, le club rbati garde des arguments solides dans la course à la qualification. Reste que le choc face au Club africain, samedi, s’annonce explosif face à une formation tunisienne en pleine démonstration. Le FUS devra livrer un match plein, sans temps faibles. Puis viendra Al Ahly, dimanche, ogre égyptien et favori logique, dans ce qui pourrait s’apparenter à une véritable finale. Pour espérer renverser la hiérarchie, les Rbatis devront imposer leur domination et avoir une grande rigueur dans les fins de match. Le FUS a montré qu’il pouvait rivaliser avec les cadors du continent. Il lui reste désormais à transformer cette promesse en victoires pour s’inviter au «Final Eight» de Kigali.