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Botola : le WAC cale encore à domicile, Paulo Sérgio sur la sellette

Le Wydad de Casablanca recevait le COD Meknès au complexe Mohammed V, dimanche, pour le compte de la 3e journée de la Botola Pro Inwi D1. Annoncés favoris, les Rouge et Blanc n’ont pas trouvé la faille face à une équipe meknassie bien organisée et ont dû se contenter d’un nul vierge (0-0) frustrant devant leur public. Malgré une possession supérieure, les Casablancais ont manqué de justesse technique et d’inspiration dans les derniers mètres pour faire la différence. Cette contre-performance leur coûte deux précieux points et porte leur bilan provisoire à seulement 4 unités sur 9 possibles après trois journées. Dans un contexte déjà marqué par une forte pression autour du club, ce nouveau faux pas à domicile relance les interrogations sur les choix de l’entraîneur et fragilise davantage sa position sur le banc wydadi.

Phase de jeu du match WAC-COD Meknès.

12 Octobre 2026 À 15:25

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Après trois journées de Botola Pro Inwi D1, le WAC peine toujours à trouver son rythme de croisière. Face au COD Meknès, dimanche, les Rouges n’ont pas su tirer profit de l’avantage du terrain et du soutien de leurs supporters pour décrocher leur deuxième victoire de la saison. Sur la pelouse du complexe Mohammed V, les Casablancais ont rapidement pris les commandes de la rencontre, multipliant les séquences de possession et installant le jeu dans le camp adverse. Mais cette emprise territoriale n’a jamais véritablement débouché sur un danger constant. Bien préparés à subir, les Meknassis ont opposé un bloc défensif compact et discipliné, réduisant les espaces et obligeant leurs adversaires à contourner leur défense. Malgré quelques tentatives sur les côtés et une pression plus soutenue après la pause, les attaquants wydadis ont manqué de précision dans le dernier geste. Entre les transmissions trop lentes, les choix offensifs prévisibles et les difficultés à déséquilibrer le bloc adverse, le WAC n’a jamais réussi à faire sauter le verrou du CODM. Solides jusqu’au coup de sifflet final, les visiteurs ont ainsi arraché un point précieux, tandis que les Rouge et Blanc ont quitté leur terrain avec le sentiment d’avoir laissé filer une occasion de se relancer.

La pression s'accentue sur le coach de l’équipe

Ce nouveau résultat décevant remet le travail de Paulo Sérgio Bento Brito au centre des débats. Arrivé durant l’intersaison avec la mission de redonner de l’élan au Wydad et de remettre l’équipe sur la voie des succès, le technicien portugais se retrouve déjà confronté à une première zone de turbulences. Avec seulement 4 points récoltés sur 9 possibles, le bilan comptable reste en deçà des attentes d’un club qui ambitionne de jouer les premiers rôles. Plus encore que les résultats, c’est le manque de fluidité dans le jeu et l’incapacité à concrétiser les occasions qui nourrissent les critiques.
Exigeants et habitués à voir leur équipe se battre pour les titres, les supporters casablancais attendent des signes tangibles de progression. Dans cet environnement où la patience est souvent mise à rude épreuve, les spéculations sur un éventuel départ du coach portugais prennent de l’ampleur. Aucune décision officielle n’a toutefois été annoncée par la direction. Les prochaines sorties pourraient néanmoins peser lourd dans la balance : une réaction rapide, accompagnée de résultats convaincants, apparaît indispensable pour apaiser les tensions et conforter le technicien dans ses fonctions.

Un début de saison en demi-teinte pour l'ère Brahim El Asri

Les difficultés rencontrées sur le terrain contrastent avec les ambitions affichées par la nouvelle direction du club. Élu à la tête du bureau dirigeant à l’été 2026, Brahim El Asri a engagé un chantier de réorganisation avec l’objectif de tourner la page des dernières difficultés et de replacer le Wydad parmi les grandes forces du football national. Malgré les efforts annoncés en matière de structuration, les investissements consentis lors du mercato et la volonté de bâtir un projet durable, les premiers résultats rappellent que le travail reste considérable.
Remanié durant l’intersaison, l’effectif cherche encore ses repères et peine à dégager une véritable cohésion collective. Ce départ poussif illustre ainsi toute la difficulté de mener une transition institutionnelle tout en répondant immédiatement aux attentes sportives. Pour El Asri et son équipe dirigeante, ce début de championnat constitue un premier test grandeur nature. Il leur faudra trouver le juste équilibre entre la nécessité de laisser du temps au projet et l’obligation d’obtenir rapidement des résultats, alors que la frustration monte déjà dans les tribunes.
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