Amine Raad
16 Janvier 2026
À 14:50
Après un parcours remarquable lors de cette
Coupe d’Afrique des Nations 2025 au
Maroc, l’heure de vérité a sonné pour l’équipe nationale A. Ce dimanche à 20 h, les regards de tout le continent africain et bien au-delà convergeront vers le Complexe Moulay Abdellah de Rabat, théâtre de la grande finale entre les Lions de l’Atlas et ceux de la Téranga. Le Maroc avance porté par une ferveur populaire exceptionnelle et un effectif au grand complet. Sa force s’appuie sur une animation offensive retrouvée autour de
Brahim Diaz et une solidité défensive incarnée par
Achraf Hakimi.
Les
Lions de l’Atlas abordent cette finale avec une détermination farouche et une confiance renforcée par une demi-finale intense, physique et émotionnelle face au
Nigeria. Ce bras de fer face aux Super Eagles a agi comme un révélateur, démontrant que les hommes de
Walid Regragui savent conjuguer maîtrise du jeu et victoire dans l’adversité. Cette capacité à souffrir ensemble a renforcé la cohésion du groupe, transformant la pression populaire en une véritable cuirasse. L’une des grandes forces de la sélection nationale réside dans cette aptitude à confisquer le ballon et à asphyxier l’adversaire par un pressing constant. En revanche, l’usure physique laissée par les prolongations contre le Nigeria, ainsi qu’un manque de lucidité dans le dernier geste, pourraient constituer des points de vigilance.
Comment les Lions de l’Atlas comptent-ils dompter les Lions de la Téranga ?
Pour faire sauter le verrou d’un Sénégal réputé pour sa solidité défensive, le Maroc devra miser sur une animation offensive hybride et une gestion millimétrée des transitions. La première clé réside dans la capacité des Lions de l’Atlas à désorganiser le bloc compact des Lions de la Téranga. Face à une charnière centrale sénégalaise aussi puissante qu’expérimentée, le salut marocain ne viendra pas de centres aériens trop lisibles, mais d’un jeu de combinaisons dans les petits espaces et de redoublements rapides dans les demi-espaces. L’intelligence de placement de Brahim Diaz sera déterminante : en décrochant pour attirer un milieu défensif adverse, il pourrait ouvrir des couloirs pour les projections incisives d’Achraf Hakimi. Ce dépassement de fonction est susceptible de créer le surnombre nécessaire pour faire douter une défense allergique à l’imprévisibilité.
La seconde clé repose sur l’exploitation optimale des phases de transition. Si le Maroc a prouvé face au Nigeria sa capacité à contrôler le ballon, il devra éviter toute possession stérile. Contre le Sénégal, chaque perte de balle peut coûter cher, mais chaque récupération haute représente une opportunité majeure. La vitesse de projection de Abde Ezzalzouli sera précieuse pour prendre de court les latéraux sénégalais avant leur repli. Les absences du capitaine sénégalais Kalidou Koulibaly et du milieu de terrain Habib Diarra devraient également peser sur l’équilibre des Lions de la Téranga et constituent un atout non négligeable pour les Lions de l’Atlas.