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CAN 2025 : le Maroc cible d’une déferlante de fake news et de «bashing»

Depuis la décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football de destituer le Sénégal du titre de champion d’Afrique 2025 et d’accorder la victoire finale au Maroc, le Royaume se retrouve au cœur d’une vaste campagne de diffamation et de bashing. Objectif affiché : imposer l’idée d’une Fédération Royale marocaine de football toute-puissante, tirant les ficelles de la CAF et dictant sa loi au sein de l’instance continentale. Un scénario qui rappelle, avec une troublante similitude, ce qu’avait déjà subi le Maroc avant même le coup d’envoi de la CAN, puis tout au long de la compétition.

Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw incitant ses joueurs à quitter le terrain pour protester contre les décision de l'arbitre lors de la finale de la CAN.

26 Mars 2026 À 15:26

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Au lendemain de la décision historique du Jury d’Appel de la CAF, c’est un véritable séisme médiatique qui secoue la planète football. Un raz-de-marée dont l’épicentre, étrangement coordonné, dépasse largement le simple cadre sportif. Exit les analyses juridiques rigoureuses : place à une avalanche de critiques souvent déconnectées des textes, et à un bashing tous azimuts visant le Royaume. Cette réaction instantanée, presque mécanique, révèle un climat d’hostilité latent, prêt à exploser dès que le Maroc voit ses droits reconnus.

L’acharnement est particulièrement visible dans une frange de la presse sportive française, qui semble abandonner toute neutralité pour endosser le rôle du procureur dès qu’il s’agit du football marocain. Ce relais médiatique, prompt à brandir le spectre d’un «scandale de bureau», trouve un écho immédiat dans certains médias hostiles au sein du continent africain. Entre posture victimaire et théories complotistes, ces derniers nourrissent le fantasme d’une prétendue «mainmise» marocaine sur les arcanes de la CAF. Pourtant, cette hostilité ne date pas d’hier. Lors de la dernière CAN, le Maroc avait déjà été la cible d’une campagne numérique d’une violence rare, avec plus de 860.000 attaques et messages haineux recensés sur X. Un chiffre édifiant, révélateur d’une volonté claire de déstabilisation, bien au-delà du simple débat sportif, pour s’attaquer frontalement à l’image du Royaume.

Le Maroc n’aurait-il pas le droit de défendre ses intérêts ?

Dans ce vacarme médiatique, une chose frappe : le silence quasi total sur les faits et les raisons juridiques ayant motivé la décision de la CAF. Peu d’éditorialistes étrangers prennent le risque de rappeler le non-respect manifeste des règles par la sélection sénégalaise lors de la finale. Le Jury d’appel n’a pourtant fait qu’appliquer le règlement face à un acte grave : le retrait volontaire du terrain, clairement sanctionné par les textes de la FIFA et de la CAF. En saisissant les instances compétentes, le Maroc n’a fait que défendre ses droits, comme le ferait n’importe quelle fédération professionnelle dans une situation similaire. Mais visiblement, pour certains, ce droit fondamental devient suspect dès lors qu’il est exercé par le Royaume. Ce que l’on accorde sans débat à d’autres nations devient, ici, un procès permanent. Une victoire juridique limpide se transforme alors, par un tour de passe-passe médiatique, en polémique artificielle.

Une campagne aux répercussions sur la coopération Sud-Sud

Les conséquences de cet acharnement ne sont pas anodines. À terme, c’est l’équilibre même du football africain qui pourrait en pâtir. Car s’attaquer au Maroc, c’est fragiliser l’un des principaux moteurs du développement du ballon rond sur le continent. Sous l’impulsion de la Vision Royale, le Maroc s’est imposé comme un acteur incontournable, non seulement par ses performances sportives, mais aussi par son engagement concret. La Fédération Royale marocaine de football multiplie les partenariats avec ses homologues africaines, en matière de formation, d’arbitrage et d’infrastructures. Mieux encore, le Maroc est devenu une véritable base arrière du football africain : faute de stades homologués, de nombreuses sélections trouvent au Royaume un terrain d’accueil pour leurs matchs internationaux, souvent avec un soutien logistique significatif. Dans ce contexte, s’en prendre au Maroc avec une telle virulence revient à fragiliser une dynamique de solidarité Sud-Sud rare dans le paysage sportif mondial.

À force de dénigrement, c’est tout un modèle de coopération qui risque d’être remis en question.
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