YOUSSEF CHAAT
29 Janvier 2026
À 17:13
Selon
Mohamed Eltobgy, la
CAF a appliqué le règlement disciplinaire, et non celui de la compétition. « Les sanctions appropriées ont été prises sur la base du règlement disciplinaire, et non selon le règlement de la compétition », explique-t-il. « Une protestation a été déposée par la Fédération Royale marocaine de football, demandant l’application des articles 82 et 84, qui prévoient des mesures très strictes en cas de retrait d’une équipe. Si cette protestation avait été acceptée, l’équipe en infraction aurait été considérée comme perdante sur le score de 3-0, voire déclarée battue par forfait. »
Dans le cas présent, la CAF a rejeté la protestation marocaine, se limitant à des sanctions jugées « normales » par M. Eltobgy : « Ce sont des sanctions conformes au
règlement disciplinaire. Elles tiennent compte du comportement des joueurs et des officiels sur le terrain. Elles sont normales, comme après n’importe quel match émaillé d’incidents. »
Concernant le sélectionneur sénégalais,
Pape Thiaw, suspendu pour cinq matchs et condamné à une amende de 100.000 dollars, l’expert égyptien précise que cette sanction correspond au maximum prévu par le règlement disciplinaire : « Cinq ou six matchs, c’est le plafond. Mais si le règlement de la compétition avait été appliqué, la sanction aurait été beaucoup plus sévère. »
Que peut faire le Maroc ?
Selon l’expert, la
Fédération Royale marocaine de football peut « faire appel devant la
CAF, puis éventuellement saisir le
Tribunal arbitral du sport (TAS). Mais il faut savoir que le TAS n’intervient généralement pas pour modifier le résultat d’une compétition. Il peut accorder des compensations supplémentaires, mais il est très difficile d’imposer l’application d’un règlement de compétition qui n’a pas été retenu par la fédération continentale. »
En clair, un appel au TAS pourrait permettre au Maroc d’obtenir des compensations administratives, mais non de modifier le résultat officiel de la finale.