Saloua Islah
12 Janvier 2026
À 13:05
La soirée du samedi 10 janvier à Agadir a marqué un tournant pour les Pharaons. Au terme d’un quart de finale d’une rare intensité, remporté 3 à 2 face à la
Côte d’Ivoire,
l’Égypte s’est hissée dans le dernier carré de la
CAN 2025. Une qualification logique pour la sélection la plus titrée du continent, mais obtenue dans un contexte que
Mohamed Salah juge exceptionnel depuis son arrivée au
Maroc.
Devant la presse, après avoir reçu son trophée d’homme du match, l’attaquant de Liverpool n’a pas hésité à souligner l’impact du cadre de compétition sur les performances de son équipe. « L’excellente organisation, la qualité des infrastructures et la chaleur de l’accueil au Maroc ont offert
un cadre idéal pour un tournoi de ce niveau », a-t-il déclaré, saluant une édition qu’il considère comme
un modèle continental. Quelques instants plus tard, il a ajouté : «
Je n’ai jamais participé à une compétition en Afrique avec une organisation de ce niveau. Un grand merci au Maroc ».
Installée à
Agadir depuis le début du tournoi, la
sélection égyptienne a bénéficié d’un soutien inattendu du public local. Les tribunes du
stade Adrar ont vibré au rythme de chaque apparition des Pharaons, créant une atmosphère que Salah a décrite comme « précieuse », tant pour la motivation du groupe que pour le sentiment de familiarité ressenti loin du Caire. L’ambiance interne, elle aussi, contribue selon lui à cette dynamique. « Cette compétition est la meilleure de toute ma carrière. Au sein de l’équipe nationale, tout le monde forme une seule famille, du staff technique aux joueurs », a-t-il confié.
Le sélectionneur
Hossam Hassan a, lui aussi, exprimé sa gratitude envers la ville et ses habitants. Très marqué par la mobilisation populaire, il a tenu à adresser «
un grand merci au public du Souss et à tous les
travailleurs marocains qui ont œuvré pour nous offrir les meilleures conditions, aussi bien pour les entraînements que pour le séjour à Agadir ». Des propos qui s’inscrivent dans une vague d’appréciation générale concernant cette édition de la CAN, souvent décrite comme l’une des plus fluides et professionnelles de ces dernières années.
Alors que le
Maroc enchaîne les éloges pour une organisation saluée comme l’une des plus abouties de ces dernières décennies,
l’Égypte s’apprête désormais à défier
le Sénégal en demi-finale, mercredi 14 janvier à 18 h, sur la pelouse du
Grand Stade de Tanger. Une rencontre qui s’annonce électrique, dans un environnement que Salah décrit comme « stimulant et parfaitement préparé ».