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CAN 2025 : aucun pays africain n’est traité d’une manière plus privilégiée (Motsepe)

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, réagit à la décision du jury d’appel de la CAF au sujet de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025) en insistant sur un principe central : aucune nation ne saurait être traitée de manière privilégiée. Une prise de parole qui vise à défendre l’équité des décisions de la CAF tout en reconnaissant les défis persistants en matière de crédibilité et de confiance dans le football africain.

19 Mars 2026 À 09:31

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Dans une vidéo publiée sur le site officiel de la CAF, Motsepe a déclaré : "Lorsque je suis devenu président, l’une des préoccupations majeures concernait l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres, ainsi que des commissaires de matches et beaucoup de progrès importants ont été réalisés" dans ce sens. Réagissant à la décision du jury d’appel de la CAF au sujet de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2025) déclarant l’équipe nationale du Sénégal forfait, le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, Motsepe a souligné que les incidents ayant émaillé cette finale "compromettent le travail considérable accompli par la CAF pendant de nombreuses années pour garantir l’intégrité, le respect, l’éthique, la bonne gouvernance, ainsi que la crédibilité des résultats des matches de football".



Evoquant la décision du jury d’appel de la CAF, Motsepe a fait observer que l’indépendance de l’instance continentale se reflète dans les décisions prises par ses deux instances, le Jury Disciplinaire et le Jury d’Appel, sur la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal. "Alors que le Jury Disciplinaire de la CAF a rendu une décision, le Jury d'Appel a adopté une position totalement différente", a-t-il martelé.



"Dans la sélection des membres de nos instances judiciaires, nous avons adopté une approche différente, distincte de celle qui prévalait auparavant », a-t-il poursuivi, soulignant que la CAF a invité chaque association membre ainsi que chacune des six zones régionales à proposer des noms de juges reconnus et d’avocats respectés. Selon lui, "il est essentiel que les décisions du Jury Disciplinaire de la CAF, ainsi que celles du jury d’appel, soient perçues avec le respect et l’intégrité qui sont fondamentaux pour nous". "Si vous examinez la composition de ces instances, vous constaterez qu’elles regroupent certains des juristes et magistrats les plus respectés du continent", a fait savoir le président de la CAF. "Nous nous imposons des standards très élevés", a-t-il dit, précisant qu'"il est essentiel pour nous que les supporters et les spectateurs ordinaires dans chacun des 54 pays africains, selon leur propre jugement, et non celui de la CAF ou le mien, considèrent les décisions de nos instances judiciaires comme justes, intègres et impartiales".

Après avoir rappelé que la CAF prend "très au sérieux ce qui s’est produit lors de la finale disputée au Maroc", Motsepe a conclu : "Nous avons déjà engagé des mesures importantes afin de veiller à ce que les domaines identifiés comme présentant des insuffisances et nécessitant des améliorations fassent l’objet des réformes nécessaires".
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