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Crise à la FIFA : l'UEFA pourrait lever sa menace de boycott

L'UEFA pourrait lever jeudi sa menace de boycott des compétitions de la FIFA tout en maintenant la pression sur Gianni Infantino, l'actuel patron du football mondial, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

26 Août 2026 À 17:12

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Présente jeudi à Monaco pour le tirage au sort de la Ligue des champions, l'UEFA discutera de ce sujet avec les dirigeants de ses 55 fédérations membres, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Dans un coup de force rarissime, l'UEFA et ses fédérations avaient "unanimement" menacé de boycotter toutes les compétitions de la Fifa le 30 juillet, après la révélation du projet de Gianni Infantino de loger les recettes de la Coupe du monde dans une société commerciale ouverte aux investisseurs privés.



Même après l'abandon de cette initiative du dirigeant italo-suisse, les Européens avaient maintenu leur menace, exigeant l'assurance "que de telles tentatives de défigurer le football de cette manière ne puissent jamais se reproduire".

Selon un autre familier des instances du football, l'assouplissement à venir de la position européenne est surtout "lié à l'imminence du Mondial féminin des moins de 20 ans", organisé par la Pologne du 5 au 27 septembre.

Non seulement la Pologne, qui n'a jamais renoncé à accueillir le tournoi même au plus fort de la crise, se retrouve dans une situation intenable en cas de boycott, mais plusieurs grandes nations européennes se préparent à y participer.

D'après une source au sein de la FFF, la position française a toujours été de lever la menace de boycott à partir du moment où Gianni Infantino retirait son projet, sans garantie supplémentaire pour l'avenir.

L'UEFA, alliée aux confédérations nord-américaine et Caraïbe (Concacaf) et asiatique (AFC) de football, s'efforce toujours d'obtenir un départ de l'Italo-Suisse, pour l'heure seul en lice pour prolonger son règne le 18 mars 2027.

Comme les confédérations n'ont aucune influence directe sur le scrutin -- les 211 fédérations membres votent selon le principe "un pays-une voix" --, elles doivent s'efforcer de convaincre les instances nationales de tourner le dos à l'actuel patron du foot mondial.

Il leur faut parallèlement faire émerger un ou des candidats alternatifs alors qu'Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, a redit lundi qu'il ne se présenterait pas à la présidence.
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