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Finale Maroc-Sénégal : de 3 mois à 1 an de prison pour les supporters accusés d’hooliganisme

Près d’un mois après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le tribunal de première instance de Rabat a rendu son verdict dans l’affaire des 18 supporters sénégalais accusés d’hooliganisme lors du match remporté par le Sénégal (1-0). Alors que le parquet avait requis systématiquement deux ans de prison ferme contre les dix-huit supporters poursuivis, le tribunal a finalement opté pour un jugement gradué, avec des peines s’échelonnant de trois mois à un an de prison ferme, assorties d’amendes significatives. Neuf prévenus, considérés comme les principaux instigateurs des heurts, ont écopé de la sanction la plus lourde, soit douze mois d’incarcération, tandis que le reste du groupe s’est vu infliger des peines de six et de trois mois.

20 Février 2026 À 14:40

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Dans une atmosphère encore chargée de tension, la justice marocaine a donc tranché sur les incidents survenus lors de la finale opposant le Maroc au Sénégal. Si de lourdes peines étaient attendues, conformément aux réquisitions du parquet, le jugement s’est voulu mesuré, mais ferme, avec des condamnations allant de trois mois à un an de prison, accompagnées d’amendes conséquentes. Neuf supporters ont ainsi payé le prix fort, tandis que les autres prévenus ont écopé de peines plus légères.



Ces sanctions font suite à des scènes de chaos qui ont terni la fête sportive : intrusions massives sur l’aire de jeu, dégradations de matériel pour un coût dépassant 370.000 euros et violences physiques contre les forces de l’ordre. Un verdict qui ne passe pas du côté de la défense, menée par l’avocat français Patrick Kabou, lequel a d’ores et déjà annoncé son intention d’interjeter appel, espérant une relecture des faits dans un climat plus apaisé.

Un épisode qui ternit l’image du football africain

Au-delà du volet judiciaire, ces débordements portent un coup dur à l’image du football africain sur la scène internationale. Alors que la CAN 2025 se voulait une vitrine éclatante de l’excellence et de la modernité du continent, ces accès de violence ravivent de vieux démons qui freinent encore l’essor de la discipline en Afrique. Les images de tribunes vandalisées et d’affrontements, diffusées en direct sous les yeux du monde entier, nourrissent les préjugés et refroidissent investisseurs et sponsors internationaux.

Cette situation place la Confédération africaine de football face à une urgence structurelle : repenser en profondeur la gestion des flux de supporters, renforcer la sécurité des infrastructures et durcir un code disciplinaire souvent jugé trop clément. En sanctionnant les coupables, le Maroc envoie un signal fort : la tolérance zéro n’est plus une option, mais une nécessité.
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