Amine Raad
27 Mars 2026
À 15:55
La grande affiche amicale du mois de mars s’est disputée jeudi sur la pelouse du Gillette Stadium, à Foxborough, dans l’État du Massachusetts, et a opposé la
France au
Brésil. Un choc certainement passé au crible par la cellule d’analyse du staff technique national. Premier adversaire du
Maroc lors de la phase de poules du
Mondial 2026, le Brésil a été tactiquement dominé par les Bleus de Didier Deschamps. Le scénario de la rencontre a révélé une Seleção à deux visages : séduisante techniquement, mais friable dès que le tempo s’emballe. Les coéquipiers de Vinícius Jr ont fini par plier face au réalisme chirurgical des Français. Kylian Mbappé, d’un piqué tout en finesse après une récupération haute d’Aurélien Tchouaméni, a ouvert le score à la 32e minute, avant que Hugo Ekitike ne fasse le break peu après l’heure de jeu. La réduction du score signée Bremer à la 78e minute, sur un coup de pied arrêté de Casemiro, n’a été qu’un leurre dans une prestation globalement entachée d’un manque de sérénité défensive.
Une équipe brésilienne avec plusieurs failles à exploiter pour les Lions de l’Atlas
L’analyse de la prestation brésilienne met en évidence une faille structurelle majeure : la gestion de la profondeur et des transitions défensives. Malgré la présence de Bremer et Léo Pereira dans l’axe, le bloc brésilien a affiché une vulnérabilité inquiétante face aux ballons joués dans le dos de la défense. Le repli tardif des latéraux, notamment Wesley, a ouvert de véritables autoroutes aux attaquants français. C’est précisément dans cette zone que Mohamed Ouahbi, nouveau patron des Lions de l’Atlas, devra appuyer. Le technicien marocain, fraîchement nommé dans une logique de renouveau tactique, dispose désormais d’une lecture claire des faiblesses de la Seleção. Le profil du Maroc, capable de transitions éclairs avec des joueurs comme Abde Ezzalzouli ou Brahim Diaz, semble taillé pour exploiter ces espaces. Ouahbi pourrait notamment cibler l’intervalle entre le milieu et la charnière centrale, où Casemiro apparaît parfois isolé dans le travail de couverture.
Autre point noir : la relance sous pression. Fidèles à leur volonté de ressortir proprement, les Brésiliens ont trop souvent pris des risques dans leur camp. La France en a profité en déclenchant un pressing intense sur Andrey Santos et les défenseurs centraux, provoquant des pertes de balle coûteuses. Si Mohamed Ouahbi parvient à installer ce pressing haut et agressif qu’il affectionne, le Maroc a les armes pour faire vaciller le quintuple champion du monde.