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Après la CAN, les Lions de l’Atlas se mettent à l’épreuve face à l’Équateur et au Paraguay

Après la cicatrice encore vive de la finale perdue de la CAN 2025, la première sortie internationale de la sélection nationale A interviendra en mars, à l’occasion de deux confrontations amicales face à l’Équateur et au Paraguay. Un choix tout sauf anodin, dicté par une quête de diversité tactique et par l’impérieuse nécessité pour les Lions de l’Atlas de retrouver cohésion et confiance après une campagne continentale traumatisante. Une CAN que les coéquipiers d'Achraf Hakimi doivent désormais ranger dans le rayon des souvenirs pour se concentrer sur un défi autrement plus complexe : décrypter les codes du football sud-américain en vue du choc de la phase de groupes du Mondial 2026 face au Brésil. Reste une interrogation majeure : le sélectionneur national, toujours en poste, Walid Regragui, osera-t-il un remaniement en profondeur en répondant à la vox populi avide de sang neuf, ou misera-t-il sur la continuité avec ses cadres habituels ?

12 Février 2026 À 16:15

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Les Lions de l’Atlas effectueront donc leur baptême post-CAN 2025 durant la fenêtre FIFA de mars avec deux matchs amicaux face à l’Équateur et au Paraguay. En optant pour ces deux adversaires, la Fédération Royale marocaine de football ne se contente pas de cocher des dates ; elle dessine les contours d’un nouveau départ après la désillusion de la CAN perdue. Cette séquence printanière dépasse largement le simple cadre amical. Elle s’annonce comme un véritable laboratoire tactique pour apprivoiser le Groupe C du Mondial 2026 (Brésil, Écosse, Haïti) et comme une étape clé pour ressouder un collectif encore marqué par la perte du trophée continental.

L’Équateur ou le défi de la modernité athlétique

Le choix de l’Équateur comme premier sparring-partner relève d’une logique implacable. Troisième nation de la zone CONMEBOL à avoir validé son billet pour le Mondial 2026, la «Tri» s’est affirmée comme un modèle de solidité et de verticalité. Sa principale force réside dans un savant mélange entre discipline défensive et explosivité offensive. Le football équatorien s’est métamorphosé, fusionnant la grinta sud-américaine avec une exigence physique d’inspiration européenne, incarnée par l’infatigable Moisés Caicedo. Pour le Maroc, l’enjeu sera clair : apprendre à survivre face à un pressing étouffant et à une intensité rarement rencontrée sur le continent africain.



Un test de résistance grandeur nature qui contraindra les Lions à une solidarité irréprochable pour ne pas plier sous les transitions éclairs d’un adversaire qui ne concède aucun répit.

Le Paraguay et le retour de la rigueur défensive

Face au Paraguay, les hommes de Walid Regragui se mesureront à une véritable école de résilience mentale et tactique. Sous la houlette de Gustavo Alfaro, l’«Albirroja» a retrouvé son ADN, bâti sur une organisation défensive rigoureuse et une culture du duel sans compromis. Les Paraguayens excellent dans l’art de faire déjouer, brisant le rythme et frappant avec efficacité sur phases arrêtées, un secteur redevenu leur marque de fabrique. Le Maroc devra prouver sa capacité à garder lucidité et patience face à un bloc bas, une configuration qui lui a souvent posé problème lors de la dernière CAN. Ce duel servira de terrain d’expérimentation pour affiner l’utilisation des couloirs et la précision dans le dernier geste, tout en évitant la moindre déconcentration sur coup de pied arrêté.

L’impératif d’un renouveau générationnel

Au-delà des considérations tactiques, cette fenêtre de mars pourrait symboliser le point de départ d’une transition attendue au sein de l’effectif. Si Walid Regragui conserve les commandes, la pression sera forte pour insuffler du sang neuf et éviter toute forme de stagnation après l’échec en finale de la CAN. La vox populi réclame une intégration audacieuse des jeunes talents qui frappent à la porte, à l’image d’Othmane Maamma ou Yassir Zabiri, capables d’apporter fraîcheur et insouciance. Le renouveau ne signifie pas révolution brutale, mais redistribution des rôles où le statut ne garantit plus l’immunité. En injectant une dose de jeunesse et de concurrence, le sélectionneur peut recréer une dynamique interne essentielle pour régénérer la cohésion du groupe. C’est en préparant dès aujourd’hui la relève que le Maroc pourra transformer la déception en tremplin, consolidant ainsi sa compétitivité face aux géants du football mondial.
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