Amine Raad
12 Avril 2026
À 13:51
Quarante ans après son sacre en
Ligue des champions d’Afrique, l’
AS FAR n’a jamais été aussi proche d’un second titre continental. Opposés à la RS Berkane en manche aller de la demi-finale de la C1, les Militaires se sont imposés sur le score de 2 buts à 0, prenant une option sérieuse pour une qualification en finale. Dès l’entame, l’opposition de styles saute aux yeux. D’un côté, une AS FAR conquérante, déterminée à étouffer son adversaire par un pressing intense ; de l’autre, une
RS Berkane fidèle à sa rigueur défensive, regroupée en bloc bas. Malgré une nette domination territoriale des locaux, les espaces sont rares et chaque mètre se gagne au combat.
La première période tourne ainsi au bras de fer au milieu de terrain. Les duels s’enchaînent, le rythme est haché, mais les occasions existent. Hammoudan et Mbemba se procurent les meilleures situations, sans parvenir à tromper un Anas Zniti solide et vigilant dans ses cages. À la pause, les deux équipes se quittent sur un score nul et vierge.
Hammoudan et Aït Ouarkhane font la différence
Au retour des vestiaires, la RS Berkane sort prudemment de son repli. Ayoub Khaïri tente d’inquiéter Tagnaouti sur une frappe lointaine, sans succès. Le déclic intervient peu avant l’heure de jeu. À la 58e minute, Ahmed Hammoudan surgit et profite d’un dégagement approximatif de la défense berkanie, après une action mal négociée de Fahli, pour ouvrir le score. Le stade exulte, les militaires sont lancés. Galvanisés, ils ne lèvent pas le pied. Conscients qu’un seul but ne suffirait pas avant le déplacement à Berkane, ils continuent d’imposer leur rythme. Le coaching d’Alexandre Santos fait mouche. Entré en jeu à la 61e minute, Khalid Aït Ouarkhane scelle le sort de la rencontre à la 80e. À la conclusion d’un mouvement collectif de grande classe initié sur l’aile droite, il déclenche un tir puissant de l’extérieur du pied qui se loge dans les filets du club de l’Oriental. Ce succès place les représentants de la capitale dans une position idéale avant la manche retour dans l’Oriental. Un rendez-vous qui s’annonce électrique, même si l’avantage psychologique semble désormais du côté des militaires.