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Lions de l’Atlas : permutations, diversification des schémas... la touche de Ouahbi est déjà palpable !

Pour sa première apparition après la publication de la liste définitive retenue pour la Coupe du monde FIFA 2026, la sélection nationale marocaine a déroulé mercredi face à Madagascar (4-0). La bande à Mohamed Ouahbi a envoyé plusieurs signes positifs, en réussissant parfaitement à assoir sa domination face à un bloc bas et en développant nettement ses capacités de récupération. Le nouveau sélectionneur a également réussi à tirer le meilleur des profils à sa disposition, tout en proposant plusieurs schémas pour déboussoler son adversaire. Il est encore tôt pour tirer des conclusions, mais les premiers signes sont d’ores et déjà rassurants.

Ph : Saouri

03 Juin 2026 À 16:21

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Lors des deux dernières années sous les ordres de Walid Regragui, les supporters marocains ont souvent cumulé de la frustration suite aux performances face aux blocs bas et médians. Malgré un arsenal qui fait des jaloux et une jeune génération bourrée de talent, les Lions de l’Atlas éprouvaient beaucoup de difficultés lorsqu’il s’agissait de franchir un rideau défensif bien garni. Cette tendance a démarré lors des amicaux et des qualifications pour la CAN 2025 (face à des équipes comme le Mozambique, le Niger, le Bénin, ou encore la Mauritanie) puis s’est poursuivie au cours de la Coupe d’Afrique, face à la Tanzanie et aux Comores.

Mardi, les supporters marocains étaient donc impatient de découvrir les solutions proposées par Mohamed Ouahbi, et le moins que l’on puisse dire est que le technicien a répondu sur la pelouse, malgré quelques dysfonctionnements qui persistent, notamment au niveau de la finition. La diversification proposée sur le plan offensif s’est traduite par quatre buts : un premier sur balle arrêtée, un deuxième sur une récupération dans la surface de l’adversaire, un troisième sur penalty (suite à une attaque placée) et un quatrième suite à une contre-attaque rapide. Les Lions procèdent déjà différemment sous les ordres de Ouahbi, ils sont plus imprévisibles, plus verticaux, mais doivent toujours gagner en efficacité. Rien qu’en première période, les Nationaux ont bénéficié de plus de trois face-à-face avec le gardien adverse, mais l’impulsivité a privé l’équipe d’un score fleuve à la mi-temps.
Certes, le Maroc n’affrontait que le 104e au classement FIFA mardi, mais le nouveau staff technique a su prendre ses dispositions pour utiliser les moyens du bord avec efficience. Le public marocain a pu voir davantage de permutations (l’exemple d’Ezzelzouli avec Amaïmouni en première période), plus de polyvalence (Mazraoui qui n’hésite pas à armer face à la cage adverse, les latéraux donnant un coup de main à la charnière centrale...) et surtout une récupération beaucoup plus performante, grâce aux nouveaux profils sélectionnés.

Une ligne médiane plus compacte et plus appliquée sur la relance

Avec l’arrivée de jeunes joueurs très talentueux, aux capacités physiques impressionnantes et déjà rodés à la compétition de haut niveau, le milieu de terrain marocain a gagné en robustesse et en vista. En première période, Ayoub Bouaddi a démontré qu’il était appelé à assumer de grandes responsabilités, sans pour autant crever l’écran. En seconde mi-temps, Samir El Mourabet est venu prouver pourquoi il était l’un des jeunes médians les plus convoités en Europe. Redoutable en un contre un, le jeune strasbourgeois apporte un volume de jeu énorme, du haut de ses 21 ans. Sa verticalité ne manque pas d’impressionner aussi, à l’image de l’action du 4e but : ballon coupé à 40 mètres, relance en faveur de Brahim Diaz qui heurte le poteau et permet à Al Kaâbi de marquer. Cette capacité à récupérer et à enclencher l’offensive en un temps réduit manquait cruellement à l’équipe de Walid Regragui, qui perdait beaucoup de temps à construire après la récupération. Même Sofyan Amrabat est apparu plus tranchant mardi, aux côtés des jeunes talents qui ont considérablement rehaussé le niveau en ligne médiane. Reste désormais à évaluer la dernière ligne de Ouahbi, une défense qui n’a été que très peu sollicitée face à Madagascar, mais qui devrait souffrir face à la Norvège d’Erling Haaland dimanche prochain aux États-Unis.
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