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Lions de l’Atlas : les enseignements forts du premier rassemblement de l'ère Mohamed Ouahbi

L'équipe du Maroc a bouclé son rassemblement du mois de mars sur une note résolument positive : un match nul (1-1) face à l’Équateur à Madrid et une victoire (2-1) convaincante devant le Paraguay au stade Bollaert-Delelis de Lens. Un bilan globalement satisfaisant pour une équipe en pleine mutation, entrée dans une nouvelle ère, avec Mohamed Ouahbi aux commandes. Dès ce premier rassemblement, le nouveau patron des Lions de l’Atlas a imprimé sa marque en rompant avec la philosophie de jeu de Walid Regragui, misant sur un savant mélange entre jeunesse ambitieuse et cadres expérimentés. Sur le terrain, un signal fort : une verticalité retrouvée. Mais tout n’est pas encore réglé, notamment une fragilité persistante dans les transitions défensives lorsque les latéraux se projettent trop haut.

Les Lions de l'Atlas fêtant le but de Neil El Aynaoui face au Paraguay. Ph. FRMF

01 Avril 2026 À 14:50

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L’ère Mohamed Ouahbi s’ouvre sous le signe d’une transition maîtrisée, amorçant un virage stratégique pour les Lions de l’Atlas à l’approche du Mondial 2026. Ce premier rassemblement de l’ancien sélectionneur des U20, ponctué par deux tests solides face à l’Équateur et au Paraguay, a permis de poser les bases d’un projet ambitieux. Un projet qui conjugue l’héritage de Walid Regragui, marqué par l’exploit historique du Mondial 2022, et une volonté affirmée de renouveau technique. Dès l’annonce de sa première liste, Ouahbi a frappé fort : place à la méritocratie et à la jeunesse. Avec huit nouveaux visages convoqués, le message est clair : fini le confort, place à la concurrence.

Deux tests pour trouver la bonne alchimie

Face à l’Équateur, le 27 mars à Madrid, Mohamed Ouahbi a aligné un onze compétitif, proche de son ossature actuelle, malgré quelques absences en défense centrale. Dans les cages, l’inamovible Yassine Bounou a répondu présent. Derrière, le capitaine Achraf Hakimi à droite et Noussaïr Mazraoui à gauche encadraient une charnière inédite composée d’Issa Diop, pour sa première cape, et de Chadi Riad de retour en sélection. Au milieu, le trio Ounahi-El Aynaoui-Saïbari a offert un cocktail intéressant de créativité et de projection. Devant, Brahim Díaz et Abdessamad Ezzalzouli ont animé les ailes avec vivacité.
Pour le second test face au Paraguay, le 31 mars à Lens, le sélectionneur a largement renouvelé son onze avec pas moins de sept changements, histoire de jauger ses nouvelles options. Seuls Bounou et Hakimi ont conservé leur place pour garantir l’équilibre. En défense, Radouane Halhal a été lancé dans l’axe aux côtés d’Issa Diop, tandis qu’Anas Salah-Eddine occupait le couloir gauche. Au milieu, place au sang neuf avec Samir El Mourabet, associé à Bilal El Khannouss et Neil El Aynaoui. Devant, un trio inédit et prometteur : Gessime Yassine et Chemsdine Talbi autour d’un Soufiane Rahimi repositionné en faux numéro neuf pour dynamiser les transitions offensives.

Forces, faiblesses et chantiers prioritaires

Sur le plan du jeu, la grande satisfaction reste cette verticalité retrouvée. Sous Ouahbi, le Maroc ne tricote plus : il frappe vite et fort, cherchant à casser les lignes avec des transitions éclairs, incarnées par un El Aynaoui omniprésent et transformé. La compacité du bloc s’est également renforcée, rendant les Lions plus difficiles à déséquilibrer. Mais tout n’est pas encore fluide. Les transitions défensives restent un point sensible, notamment lorsque les latéraux montent simultanément. Autre chantier : l’efficacité offensive. Malgré une nette domination face au Paraguay, les Lions ont longtemps buté avant de trouver la faille, preuve qu’un véritable finisseur manque encore dans la surface. D’ici au Mondial, Ouahbi devra aussi stabiliser sa charnière centrale, parfois hésitante et en manque de coordination lors des offensives adverses.

Le bilan d’un coach ambitieux

Après la victoire (2-1) contre le Paraguay, Mohamed Ouahbi a livré un discours à la fois exigeant et lucide. Face aux médias, il a insisté : hors de question de se projeter uniquement sur l’avenir, la gagne doit être immédiate. «On prépare la Coupe du monde, mais on veut aussi gagner ces matchs», a-t-il martelé, rappelant que seuls ceux «qui méritent et sont prêts» auront leur chance. Satisfait de l’état d’esprit, le sélectionneur s’est dit «très content du groupe», tout en assumant les choix forts à venir pour bâtir sa liste définitive. Fier de représenter le peuple marocain, Ouahbi a conclu avec ambition : le Maroc ne sera pas spectateur, mais acteur, prêt à frapper fort dès l’entrée en lice, même face au Brésil.
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