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Lions de l’Atlas : Joao Sacramento définitivement sous le charme de la Tanière

Lors d’un entretien accordé au quotidien sportif portugais « Record », l’adjoint de Mohamed Ouahbi, Joao Sacramento, s’est longuement confié après l’expérience du Mondial 2026 avec la sélection nationale marocaine. Le technicien lusitanien a balayé d’un revers de main toutes les allégations faisant état d’une crise dans le banc de touche et avançant une relation conflictuelle avec Ouahbi. Sacramento s’est même dit prêt à reporter son rêve pour prolonger l’aventure au sein de la tanière marocaine : « meilleur groupe que j'ai eu dans ma carrière ». Le coach adjoint a également rendu hommage à la feuille de route tracée par SM le Roi Mohammed VI et a loué la qualité des installations sportives, qu’il estime meilleures que plusieurs centres européens.

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27 Juillet 2026 À 14:30

« Le Maroc m'a fasciné par son sentiment de patriotisme. Il y a cet esprit où personne ne se place au-dessus du pays, il n'y a pas de place pour les égos. On peut perdre un match, mais jamais avec le regret de ne pas avoir tout donné. C'est le meilleur groupe que j'ai eu dans ma carrière. » Joao Sacramento n’y est pas allé par quatre chemins : l’expérience marocaine a été plus que satisfaisante pour le Portugais, au grand dam des détracteurs qui ont propagé les rumeurs d’une relation conflictuelle avec Ouahbi après l’élimination en quarts face à la France. Le coach adjoint de Mohamed Ouahbi s’est longuement exprimé dans les colonnes du quotidien sportif portugais « Record », à l’occasion d’un entretien où il a livré le bilan des premiers mois passés avec la sélection marocaine, notamment l’aventure de la Coupe du Monde 2026 : « Nous avons réussi à répéter l'exploit de 2022 avec le Maroc... En termes de performance et de victoires, si c'était le même format, nous aurions atteint les demi-finales. C'est très positif car le Maroc cherchait à se maintenir de manière constante parmi les meilleures nations. Aujourd'hui, le Maroc est 6ᵉ au classement FIFA, venant juste de dépasser le Portugal. Cela montre le plan mis en place par Sa Majesté le Roi Mohammed VI depuis 10 à 12 ans. Ce n'est pas de la chance, il y a un travail colossal derrière ».



Sacramento a ensuite loué la qualité des infrastructures sportives au Maroc, un tremplin qui a favorisé l’éclosion d’une belle génération : « Ce qui m'a surpris en arrivant, c'est la dimension des infrastructures et de l'organisation. Le centre d'entraînement du Maroc est ce que j'ai vu de mieux. J'ai travaillé dans d'excellents centres comme ceux du PSG ou de Tottenham, et celui du Maroc est au même niveau, voire meilleur. C'est un complexe avec 12 à 14 terrains, deux hôtels 5 étoiles pour toutes les catégories, des écrans géants sur les terrains, et un hôpital du sport qui ouvre à la fin du mois avec dentistes et ostéopathes à temps plein. La logistique et la formation portent leurs fruits, comme le prouve cette 6ᵉ place mondiale ».

Cap sur 2030

Quelques jours seulement après le terme du Mondial 2026, l’ancien adjoint de José Mourinho à Tottenham s’est déjà projeté vers l’édition 2030, en assurant que le Maroc dispose d’un arsenal considérable pour cette optique : « La mission est de se maintenir au plus haut niveau. Jouer à domicile apporte une pression supplémentaire, mais quand je regarde l'équipe actuelle, nous étions la 2ᵉ ou 3ᵉ équipe la plus jeune du Mondial 2026. L'effectif est extrêmement jeune et pétri de talent : des joueurs comme Bouaaddi (18 ans), Gessime et Samir El Mourabet à Strasbourg, Bilal El Khannouss (22-23 ans), Ismael Saibari qui vient de signer au Bayern Munich, ou Chad Riad... L'avenir est très prometteur. L'objectif est que ces jeunes s'imposent dans leurs clubs et jouent régulièrement la Ligue des Champions ou la Ligue Europa pour acquérir cette expérience du très haut niveau et la caisse physique nécessaire ». Pour ce faire, le staff marocain adopte une approche très particulière, également louée par Sacramento : « Avec le sélectionneur, nous avons un principe : la passion du ballon. Parfois, la rigidité tactique des entraîneurs enlève ce plaisir aux joueurs. Nous avons inculqué cela : vouloir le ballon, ne pas se cacher ». Le Portugais a, en outre, assuré que l’aventure se poursuit toujours avec le Maroc, malgré les rumeurs, et qu’il sera difficile pour lui de quitter un pareil environnement : « J'ai un contrat avec le Maroc et je leur suis reconnaissant. Mais ils ont accepté une clause me permettant de partir à tout moment si une opportunité de devenir entraîneur principal se présente. Je ne partirai pas pour n'importe quoi, il faut un projet structuré avec lequel je ressens une vraie connexion ». Sacramento est donc bien parti pour figurer sur le banc aux côtés de Mohamed Ouahbi lors de la prochaine CAN (2027, en Ouganda, Tanzanie et Kenya), à moins qu’une autre sélection ne se manifeste pour lui offrir le privilège d’entraîneur principal.
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