YOUSSEF CHAAT
30 Avril 2026
À 14:45
Après Ifrane et Aït Bouguemez, le
Maroc Rallye équestre pose cette année ses valises à
Chefchaouen, au
parc naturel de Bouhachem, offrant ainsi un terrain idéal pour cette compétition d’orientation, structurée en trois étapes de 20 à 30 kilomètres chacune. Durant trois jours, les cavaliers parcourront quotidiennement des itinéraires alternant pistes forestières, sentiers de montagne et traversées de douars, avec un objectif clair : allier performance technique, orientation et immersion dans le territoire.
«Ce parc a été balisé avec le support de
l'Agence nationale des eaux et forêts et des
autorités locales. L'objectif premier est de développer le
tourisme équestre au niveau de cette région. Le deuxième objectif étant de créer un écosystème pour développer et encourager l'élevage du barbe et de l'arabe-barbe», souligne
Hicham Debbagh, directeur adjoint de la
SOREC et vice-président de la
Fédération internationale des courses de pur-sang arabe (IFAHR).
Dans cette optique, la SOREC ambitionne de faire du cheval un levier économique pour les territoires. «Le cheval doit être générateur de revenus. Donc, nous y réfléchissons et nous y travaillons, c'est ça la stratégie de la SOREC», affirme M. Debbagh, ajoutant que cette édition réunit des participants venus de plusieurs pays afin d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur. De son côté, l’Agence nationale des eaux et forêts met en avant la dimension écologique et durable de l’événement. «Cet événement illustre ce que nous défendons dans nos espaces protégés : un écotourisme actif, responsable et respectueux de nos équilibres naturels», indique Kaoutar Aouane, directrice du parc naturel de Bouhachem.
Au fil des étapes, les cavaliers auront également l’occasion de vivre une immersion humaine au plus près des populations locales. Fidèle à son ADN, le Maroc Rallye équestre reste une compétition d’orientation et non de vitesse, mettant l’accent sur la gestion de l’effort, le respect du cheval et la découverte du territoire.