Amine Raad
12 Juin 2026
À 16:30
L'heure de vérité est arrivée pour les
Lions de l'Atlas !
L'équipe du Maroc lance sa campagne au
Mondial 2026, ce samedi, avec un duel de prestige face au
Brésil. Cette première affiche s'annonce déjà décisive pour la suite de l'aventure. Conscients des attentes qui reposent sur leurs épaules, les coéquipiers d'Achraf Hakimi veulent assumer pleinement leur statut de demi-finalistes de la dernière Coupe du monde et démontrer, une bonne fois pour toutes, que leur parcours au Qatar n'avait rien d'un hasard.
Le sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, a profité de la préparation pour renforcer la culture de la gagne, répétant que son équipe respectait le Brésil sans le craindre. La préparation a toutefois été fortement perturbée par les blessures. Le forfait officiel de Nayef Aguerd, victime d'une pubalgie persistante, prive la charnière centrale de son leader naturel et oblige le staff technique à miser sur une association inédite, probablement composée d'Issa Diop et du jeune Chadi Riad. Sur le front de l'attaque, l'absence de Abde Ezzalzouli, souffrant d'une entorse modérée des ligaments du genou après le match amical face à la Norvège, enlève au Maroc une arme de percussion précieuse sur le flanc ainsi qu'un excellent spécialiste des coups de pied arrêtés.
Face à ces coups du sort, les Lions devront miser sur un collectif parfaitement soudé et une discipline tactique irréprochable. Le capitaine
Achraf Hakimi aura la lourde mission de contenir
Vinicius Junior dans son couloir tout en lançant les transitions rapides vers
Brahim Diaz et
Azzedine Ounahi, chargés d'alimenter
Ismael Saibari à la pointe de l'attaque. Le
Maroc s'appuiera également sur son succès retentissant (2-1) décroché en match amical en 2023 pour aborder ce sommet avec la conviction qu'il est capable de faire vaciller les géants sud-américains.
Un Brésil déterminé à frapper fort face au Maroc
Du côté brésilien, la Seleção se présente avec le statut de favorite, portée par une armada offensive impressionnante et l'expertise tactique de Carlo Ancelotti. La principale force des Auriverde réside dans la vitesse fulgurante de leurs couloirs, animés par Vinicius Junior et Raphinha, capables de faire basculer une rencontre sur une seule accélération. À cela s'ajoute un double pivot composé de Casemiro et Bruno Guimarães, qui offre sans doute l'équilibre défensif et la qualité de relance les plus solides du tournoi. Le Brésil n'est toutefois pas exempt de faiblesses. L'absence probable de Neymar, toujours très incertain en raison d'une blessure au mollet, priverait la Seleção de sa principale source de créativité entre les lignes et contraindrait Igor Thiago à occuper un rôle de pivot plus direct, mais moins inspiré. Les latéraux Douglas et Danilo ont également parfois affiché certaines limites face à des blocs bas capables d'exploiter rapidement la profondeur, un secteur où la vivacité de Brahim Diaz pourrait faire très mal. Si le Brésil excelle dans la maîtrise du ballon, sa capacité à garder son sang-froid face à une défense marocaine compacte et disciplinée pourrait bien constituer la véritable clé de cette rencontre. Les hommes d'Ancelotti seraient bien inspirés de se méfier d'une équipe marocaine qui a fait de la résilience sa plus grande force.