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Mondial 2026 : le Maroc parmi les sélections les plus internationalisées

Le Maroc figure à la 14e place du classement des sélections du Mondial 2026 comptant le plus de joueurs évoluant à l’étranger, avec 92,3% de Lions de l’Atlas sous contrat hors du championnat national. Selon une étude internationale consacrée à la mobilité des footballeurs sélectionnés pour la Coupe du monde, cette proportion dépasse largement la moyenne mondiale, estimée à 72%, et confirme l’ancrage de plus en plus international des effectifs nationaux.

08 Juin 2026 À 12:10

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Le Maroc abordera la Coupe du monde 2026 avec l’un des effectifs les plus tournés vers l’étranger. Selon une étude réalisée par la plateforme allemande Finalarm et le studio d’analyse de données DataPulse, 92,3% des joueurs de la sélection marocaine évoluent dans des clubs situés hors du Royaume, un taux nettement supérieur à la moyenne mondiale des 48 sélections qualifiées, estimée à 72%.



En plaçant les Lions de l’Atlas parmi les équipes nationales les plus internationalisées du tournoi, cette donnée met en évidence une transformation profonde du football moderne. Les meilleurs joueurs de nombreux pays construisent aujourd’hui leur carrière loin de leur championnat d’origine, notamment en Europe, où se concentrent les clubs les plus attractifs, les revenus les plus élevés et les compétitions les plus suivies.

L’ampleur du mouvement apparaît clairement dans l’évolution observée depuis 1990, année où seuls 26% des joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde évoluaient dans un club étranger. Trente-six ans plus tard, cette part atteint près de trois joueurs sur quatre, signe que le phénomène ne concerne plus seulement quelques nations réputées exportatrices de talents, mais traverse l’ensemble du football mondial.

Au Maroc, cette internationalisation se lit directement dans la composition de l’effectif retenu pour le Mondial 2026. Seuls Munir Mohamedi, Ahmed Reda Tagnaouti et Mehdi El Harrar, inscrit sur la liste de réserve, évoluent dans le championnat national, tandis que l’essentiel du groupe joue dans des championnats étrangers, principalement européens.

La tendance relevée pour le Maroc se retrouve également chez d’autres grandes sélections, même si les niveaux varient selon le poids des championnats nationaux. L’Argentine affiche ainsi 92,3% de joueurs évoluant à l’étranger, tandis que le Brésil atteint 73,1%. Ces deux nations, historiquement grandes pourvoyeuses de talents, alimentent depuis plusieurs décennies les clubs européens. La France, malgré le poids de la Ligue 1, compte pour sa part 69,2% de joueurs sous contrat hors du territoire national.

Les grandes nations disposant de championnats puissants conservent, à l’inverse, une part plus importante de leurs joueurs sur leur propre sol. L’Angleterre et l’Espagne, portées par deux des ligues les plus fortes d’Europe, affichent des taux plus contenus. En 1998, aucun joueur anglais ou espagnol sélectionné pour la Coupe du monde n’évoluait à l’étranger. En 2026, la situation a évolué, mais reste limitée, avec 19,2% pour l’Angleterre et 34,6% pour l’Espagne.

Pour expliquer cette progression, l’étude cite notamment l’arrêt Bosman de 1995, qui a facilité la mobilité des joueurs au sein de l’Union européenne. Elle rappelle toutefois que cette décision ne constitue pas l’unique facteur. La hausse des droits télévisés, l’augmentation des dépenses des clubs, le rôle croissant des agents, la mondialisation du recrutement et les investissements dans les grands championnats ont aussi contribué à accélérer la circulation internationale des footballeurs.
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